Linkin Park sans Chester, c'est comme Nirvana sans Kurt.
Tout du moins le pensait-on. Oui, cela fait sept ans que les fans pleurent Chester Bennington, mais la renaissance en 2024 de la formation nu metal autour de l'album From Zero a imposé une bête de scène : Emily Armstrong. Punk charismatique, dont la voix impressionnante dit autrement, et tout aussi intensément, la rage qui définit le groupe. Si vous étiez au Stade de France en 2025, vous savez.
Un documentaire exceptionnel s'attarde justement sur cette résurrection : Unshatter, à découvrir dans nos salles dès le 30 septembre. Un retour sur ce phénix du rock, parcourue d'images de tournée et de backstages inédites... Mais qui fait déjà beaucoup parler par un choix radical : ne jamais montrer Chester à l'écran. Pas d'images d'archives de l'ex-leader. Oui, ça divise clairement au sein des fans.
Son réalisateur a eu un droit de réponse...
Ce metteur en scène, ce n'est autre que le DJ de Linkin, Joe Hahn.
Dans une interview pour IndieWire, celui à qui l'on doit les meilleurs scratchs de Hybrid Theory se confie : "L'histoire de ce documentaire, c'est comment un groupe qui a traversé l'enfer parvient à recoller les morceaux. C'est pour cela qu'on y trouve aucune image d'interview de Chester... On s'attarde surtout sur notre propre vulnérabilité".
Le concept est donc de se tourner uniquement sur le présent, et l'avenir d'un groupe qui pourrait encore très bien se renouveler demain, si jamais Emily Armstrong met les voiles. Mais d'une certaine manière, Chester y a bel et bien sa place malgré tout, oui oui.
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Hahn explique : "Chester est là d'une certaine manière dans ce film, il fait partie de nous. On peut quand même ressentir sa présence à l'écran". Aucune nostalgie morbide chez le beatmaker, donc, mais une forme d'hommage, entre les lignes, qui dit beaucoup de la mentalité de Linkin Park ces deux dernières années.
Le DJ et réalisateur a toujours été honnête à ce sujet, il faut dire. Dès l'annonce du film, il parlait déjà sur ses réseaux sociaux de "résilience" et insistait, en parlant au nom du collectif : "il faut toujours aller de l'avant, même quand on a pas toutes les réponses".
Quitte à perdre quelques fans trop "puristes" sur le chemin.
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