Paralysie du sommeil : qu'est-ce que c'est et comment l'éviter ?
Paralysie du sommeil : qu'est-ce que c'est et comment l'éviter ?
Sur Twitter, de plus en plus de jeunes craignent la paralysie du sommeil. Beaucoup de twittos ont même avoué en avoir vécu. Mais qu'est-ce que c'est ? Une parasomnie flippante, qui ressemble à un cauchemar éveillé. Vous vous retrouvez bloqué entre le rêve et l'éveil, complètement immobile face à des monstres et silhouettes peu rassurantes. En gros, vous avez des hallucinations sans avoir pris de champis. Que faire si ça vous arrive ? Et comment l'éviter ? Voilà les réponses à toutes vos questions.

La paralysie du sommeil fait peur à beaucoup de twittos

De plus en plus de jeunes parlent de la paralysie du sommeil sur Twitter. La majorité d'entre eux sont vraiment flippés et plusieurs témoignent sur ce problème qu'ils ont eu durant la nuit. Et les internautes sont nombreux à espérer ne plus jamais revivre ça. Mais qu'est-ce que c'est ? Une sorte de cauchemar éveillé, qui survient au moment de s'endormir ou au moment de s'éveiller. Il s'agit d'une parasomnie qui fait partie de la Classification internationale des troubles du sommeil a été établie par l'American Academy of Sleep Medicine.

Voici les symptômes

Comment savoir si vous avez déjà vécu une paralysie du sommeil ? Si vous vous êtes senti comme plongé dans un cauchemar, mais impossible de bouger le petit doigt pour vous en sortir, c'est que la réponse est oui. Alors que Kendall Jenner avait révélé faire des paralysies du sommeil très souvent, de nombreux anonymes sont aussi dans son cas. Un certain Arnaud avait raconté à RTBF : "Cette présence je ne la voyais pas mais je sais qu'elle était là. J'avais envie de crier mais aucun son ne sortait de ma bouche, pareil pour essayer de bouger même un bras, j'étais tout simplement prisonnier dans ce corps. Je me suis réveillé au moment où le rêve est devenu plus intense et que j'ai senti comme un coup de couteau me transpercer le dos".

De son côté, une autre inconnue, Mathilde, avait expliqué à Slate : "Le monstre se penche alors vers moi, j'ai l'impression qu'il enlève mes couvertures. Puis, il appuie de toutes ses forces sur ma poitrine et j'ai cette sensation d'étouffement insupportable. Je cherche à crier, à me débattre, mais je ne peux pas bouger". C'est donc carrément flippant, normal que les jeunes soient nombreux à ne pas vouloir vivre ça. Surtout que d'après les chiffres de Doctissimo, 30 à 40 % de la population a connu ou connaîtra un jour ce souci.

Les cinéastes d'horreur raffolent de cette "maladie"

Ce problème a inspiré grand nombre de réalisateurs de films d'horreur. Les plus vieux se rappelleront de Freddy Krueger (Robert Englund), qui hantent les nuits de plusieurs personnages dans Freddy - Chapitre 1 : Les griffes de la nuit de Wes Craven. Les plus jeunes, eux, ont certainement vu Dalton et son père Josh (Patrick Wilson) étant victimes de paralysies du sommeil leur provoquant des voyages astrales dans Insidious ou encore Kate (Olga Kurylenko) qui a les mêmes symptômes pétrifiants que les victimes d'un démon dans le film Mara.

Mais les autres références à la paralysie du sommeil dans les films d'horreur sont nombreuses, que ce soit The Grudge, Paranormal Activity, Slumber ou plus récemment la série française Marianne, disponible sur Netflix. Il faut dire qu'un personnage allongé dans un lit, avec l'impossibilité de bouger face à une menace, ça ne peut que faire peur.

Qu'est-ce qui la provoque ?

Selon Slate, "beaucoup de personnes qui en souffrent n'ont aucun trouble psychiatrique par ailleurs". Et si la paralysie du sommeil peut "survenir indépendamment", elle peut aussi "être plus rarement associées à différentes pathologies comme la narcolepsie. Mais il existe certaines prédispositions".

Mais alors comment la paralysie du sommeil est-elle provoquée ? Elle est souvent liée à des "troubles anxieux et le stress post-traumatique". "Dans les études menées aux États-Unis, les personnes qui avaient vécu des conflits, notamment la guerre du Vietnam" pouvaient en avoir. Elle peut aussi arriver chez les personnes avec "d'autres troubles psychiatriques, comme la phobie sociale, le trouble panique, l'anxiété généralisée ou la dépression ou encore le trouble bipolaire". Enfin, elle peut également apparaître "chez les personnes ayant des troubles du sommeil : un sommeil fractionné, un travail posté ou des irrégularités dans les horaires de veille et de sommeil". Donc si vous avez vécu un traumatisme, que vous avez des problèmes psychiatriques ou tout simplement que vous dormez mal, vous pouvez potentiellement subir une paralysie du sommeil.

Quelles sont les solutions et comment l'éviter ?

Interrogée par le Journal des Femmes, la professeure Isabelle Arnulf (neurologue et somnologue à l'hôpital Pitié Salpêtrière à Paris) a révélé les deux façons de s'en débarrasser. "Une fois paralysé, il y a deux possibilités : se laisser faire ou lutter. Lutter contre la paralysie est difficile et anxiogène, car la personne sentira encore plus qu'elle est paralysée et ne pourra guère générer que quelques sons gutturaux ou des secousses brèves". Du coup, la meilleure solution est la deuxième : se laisser faire.

Pour cela, il faut vous imaginer loin de ce cauchemar, dans un endroit qui vous fait rêver comme une plage des Bahamas, une villa avec vue mer à Bali ou encore Disneyland Paris. Une fois que vous visualisez ce lieu réconfortant, vous arriverez soit à vous rendormir, soit à vous réveiller. Vous ne serez plus bloqué entre les deux, dans cet état de choc.

Enfin, si vous souhaitez éviter de refaire une paralysie du sommeil, sachez qu'il n'y a pas de traitement mais plusieurs recommandations. Comme quoi ? Eviter de dormir sur le dos, ne pas manquer de sommeil (donc ne pas bingewatcher toute la saison des Nouvelles aventures de Sabrina en une nuit), se coucher à horaire régulier (et plus vers 23h que vers 3h du matin) et apprendre à se relaxer face au stress.