Nouveau bac : les sujets des épreuves E3C ont fuité sur les réseaux sociaux
Nouveau bac : les sujets des épreuves E3C ont fuité sur les réseaux sociaux
Dans le cadre de la réforme du baccalauréat, des lycéens ont commencé à passer les épreuves des E3C. Qu'est-ce que c'est ? Ce sont les nouvelles épreuves de contrôle continu. Sauf que les élèves ne les passant pas au même moment, ils seraient nombreux à avoir déjà fait fuiter tous les sujets du nouveau bac sur les réseaux sociaux.

Les sujets de l'E3C fuitent déjà

Déjà, en 2019, la réforme du baccalauréat imaginée par le gouvernement d'Emmanuel Macron avait inquiété élèves, parents et professeurs. Alors que le nouveau bac entrera officiellement en vigueur en 2021, les lycéens de première doivent déjà tester les E3C. De quoi s'agit-il ? Le président de la République française souhaitait plus de contrôle continu pour le bac afin de ne garder que 4 matières pour le contrôle terminal de fin d'année scolaire (alors qu'avant il y en avait plus de 15). Du coup, ce sont des nouvelles épreuves communes de contrôle continu.

Le problème avec les E3C ? Chaque lycée est libre de les organiser aux dates de leur choix. Donc plusieurs épreuves ont déjà commencé à partir du 20 janvier 2020, tandis que d'autres établissements les organiseront en février, voire jusqu'à la mi-mars. Résultat de ces épreuves passées à des dates différentes ? Les fuites des sujets sur les réseaux sociaux.

Alors que des élèves avaient passé 40h en garde à vue suite à l'affaire des fuites du bac en 2019, cela fait déjà 3 jours que les épreuves communes de contrôle continu sont dévoilées par des lycéens les ayant déjà passées. Que ce soit sur Instagram, sur Snapchat, sur Facebook ou encore sur Twitter, vous pouvez visiblement trouver n'importe quel sujet du nouveau bac sur les réseaux.

"Les sujets sont téléchargeables et donc diffusables à n'importe qui"

Une banque de sujets avait été envoyée aux lycées français en décembre 2019. Mais celle-ci n'aura pas suffi face aux fuites. Comme l'a relayé Le Télégramme, Olivier Cuzon, qui est représentant Sud Éducation à Brest, a expliqué que "le ministère pensait que cette banque de sujets pourrait faire plusieurs années". Mais "la réalité, c'est qu'en trois jours, les réseaux sociaux ont permis de tout dévoiler. La rupture d'égalité est manifeste".

Le Snes (syndicat majoritaire chez les enseignants du secondaire) avait de son côté crié au scandale dans un communiqué de presse, au sujet de cette BNS (banque de sujets). "Initialement prévu pour être ouvert à tous, l'accès à la BNS est finalement restreint au proviseur et aux enseignants que ce dernier habilite. Pourtant, les sujets sont téléchargeables et donc diffusables à n'importe qui" est-il écrit, "Quand on sait qu'en plus, aucune mesure n'a été prise pour imposer la confidentialité aux concepteurs, on se dit que si le ministère avait voulu lui-même organiser les fuites, il ne s'y serait pas pris autrement".

Seule mesure prise pour éviter les fuites ? Une note du ministère a précisé que "dès qu'un sujet aura été utilisé à un nombre important de reprises, il sera supprimé de la banque". Mais pour que les fuites soient évitées au maximum, il aurait peut-être fallu mettre les épreuves aux mêmes horaires et aux mêmes dates pour tous les établissements.

News
essentielles
sur le
même thème