Si tout le monde ne parle que des performances stratosphériques de L'Odyssée et Spider-Man - Brand New Day au box-office, ou des révélations surprises d'Obsession et Backrooms, qui ne sont que des productions américaines, c'est vite oublier que le cinéma français a également proposé de belles choses cette année.
Et parmi les projets mémorables de 2026, on peut notamment citer Gourou de Yann Gozlan. Porté par Pierre Niney - qui est à l'origine de ce projet, ce thriller psychologique est (à l'heure actuelle) le quatrième plus gros succès de l'année au cinéma pour un film français avec 2 039 365 entrées.
Au programme ? L'histoire suit Matthieu Vasseur, dit Matt (Pierre Niney), le coach en développement personnel le plus influent de France. Dans une société en quête de sens, ses séminaires et son discours charismatique séduisent des milliers d'adeptes, mais son ascension fulgurante attire aussi l'attention des autorités et des médias. Acculé par les critiques et menacé par une enquête, Matt s'engage dans une dangereuse fuite en avant où le besoin de pouvoir, la manipulation et la paranoïa le conduisent aux frontières de la folie. Le casting réunit également Marion Barbeau, Anthony Bajon, Christophe Montenez et Holt McCallany.
Un succès qui a dû faire le bonheur de Pierre Niney, tant son rôle de Coach Matt s'est révélé être un véritable défi physique de tous les instants. Au micro de TF1, le comédien a même reconnu que Le Comte de Monte-Cristo avait été plus simple à assumer au quotidien malgré l'ampleur de son ambition.
"C'est l'un des rôles, voire le rôle, le plus physique que j’ai fait. Si le tournage du Comte de Monte-Cristo était intense, il y avait beaucoup d’attente et de maquillage. Là, c’était comme si je rejouais au théâtre. Dans les grandes scènes de séminaire, il fallait constamment garder cette énergie. Ça m’a demandé beaucoup de préparation : travailler le cardio, aller à la salle de sport, car la vitrine de Coach Matt, c’est aussi son corps, donc il fallait faire rêver."
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Une énergie et des séquences qui l'auraient renvoyé à ses débuts, quand il faisait partie de la Comédie-Française, et qui auraient fortement marqué l'équipe. Auprès de Vanity Fair cette fois, Pierre Niney a révélé comment les scènes de séminaire aux allures de trans collective avaient bousculé tout le monde sur le plateau.
"Elles sont parmi les scènes que j'ai préféré jouer dans ma vie. J'étais très heureux de renouer avec mon premier amour, le théâtre. C'est-à-dire monter sur scène, faire le show pour les gens, essayer de tenir la salle et de les convaincre. On était dans des pièces où il n'y avait pas de fenêtres. À un moment donné, on ne savait même plus quelle heure il était. Au bout de cinq jours de tournage, à faire ces grandes scènes d'excitation collective, on a commencé à tous devenir un peu fous. Et les figurants proposaient des trucs géniaux. Certains criaient, pleuraient ou tremblaient. On est rentrés vraiment dans le cœur du film. Le spectacle était autant sur scène que dans la salle. C'était assez dingue et je suis content qu'on ait réussi à capturer ça."
Il faudra désormais attendre 2027 pour savoir si ce travail sera récompensé aux César (spoiler : le biopic sur De Gaulle devrait tout rafler), mais vous pouvez dès à présent découvrir ce film unique en streaming sur MyCanal.