La Russie a présenté son premier robot humanoïde au monde. Sa première a tourné à la catastrophe en direct
Certaines entreprises sont déterminées à ce que chacun d'entre nous possède un robot humanoïde à la maison, comme dans le film adapté du roman d'Asimov. Les entreprises leaders sont concentrées aux États-Unis et en Chine, Figure et Unitree étant à la pointe de cette initiative. Désormais, un nouveau pays souhaite entrer dans la course à la robotique humanoïde : la Russie, et sa première tentative est, disons, remarquable.
Le premier robot humanoïde russe a été dévoilé le 11 novembre 2025 à Moscou. Dans la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir le robot surgir du côté de la scène, accompagné de deux hommes qui le surveillent attentivement, sur fond de musique de Rocky. Un spectacle grandiose, du moins c'était l'effet recherché.
Le robot fait quelques pas, s'arrête et fait un signe de la main, avant de perdre l'équilibre et de s'écraser le visage contre terre. S'ensuit une scène où le robot semble presque se débattre et hurler, tandis que les employés le traînent et tentent, en vain, de dissimuler la scène derrière le rideau de scène. Un véritable désastre.
La première chose qui frappe, c'est la démarche maladroite du robot, bien loin des robots que l'on voit habituellement dans les spectacles en Chine. Les réactions sur les réseaux sociaux ont été immédiates, beaucoup soulignant que le robot semblait quelque peu "handicapé". "Je n'arrête pas de rire. Je crois qu'il a appris à marcher auprès d'alcooliques", a commenté un utilisateur sur X. "Généré à la vodka", a plaisanté un autre. On a également trouvé des commentaires positifs, soulignant la difficulté de créer un robot humanoïde capable de marcher, même avec une démarche aussi maladroite.
AIdol. C'est le nom donné au premier robot humanoïde russe, fabriqué par la société Idol. Selon l'agence de presse russe, AIdol est capable de marcher, de manipuler des objets et de communiquer. Il peut également reproduire des expressions faciales grâce à 19 servomoteurs et est équipé de sept microphones, d'un haut-parleur et de caméras pour interagir avec son environnement et s'y déplacer.
AIdol est censé pouvoir se déplacer à 6 km/h et garder l'équilibre sur des surfaces irrégulières, mais vu ses débuts, nous avons de sérieux doutes. Enfin, il y a bien sûr l'intelligence artificielle ; nous ignorons quels modèles elle utilise, mais AIdol est capable de générer un discours contextuel grâce à l'IA. De plus, tout fonctionne hors ligne.
L'explication avancée par Idol, la société à l'origine de la création du robot, est que la chute était due à un problème de calibration et que le robot présenté était encore en phase de test. D'autres hypothèses ont été évoquées, comme celle d' un éclairage insuffisant ou d'un problème de tension. Ce qui est certain, c'est que l'agence de presse russe n'évoque pas l'incident dans son article détaillé consacré à Idol. De plus, la vidéo accompagnant le reportage s'interrompt juste avant la chute.
Ce n'est pas la première fois que la Russie s'aventure dans le domaine de la robotique. En 2018, un robot capable de marcher, de danser et même de parler est apparu à la télévision russe. Baptisé Boris, il était présenté comme un moyen d'inciter les jeunes à s'intéresser à la robotique. Le problème, c'est qu'il s'est avéré par la suite que Boris était en réalité un homme déguisé et non un véritable robot, contrairement à ce que les producteurs avaient tenté de faire croire aux téléspectateurs.
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