C'est ce mercredi 9 juillet 2014 que sort A Toute Epreuve, une comédie qui marque les premiers pas (très réussis) de La Fouine au cinéma. En pleine promo, le rappeur a répondu à nos questions aux côtés de Thomas Solivérès et de Samy Seghir, les deux autres stars du film. Une interview pleine de bonne humeur et d'anecdotes à découvrir dès maintenant sur PureBreak.

C'est la bonne surprise de ce mois de juillet. A Toute Epreuve, qui sort cette semaine nos écrans, est une comédie sympathique, rythmée et franchement drôle. Si Thomas Solivérès et Samy Seghir sont impeccables dans la peau de lycéens décidés à voler les sujets du bac, c'est surtout La Fouine qui impressionne. Qui se doutait des talents d'acteur du rappeur, irrésistible dans la peau de Scarface ? Pour ses débuts au cinéma, l'interprète de Quand je partirai réussit en effet à être plein d'autodérision... et très convaincant. Et il n'y a pas qu'à l'écran que "Fouiny Baby" a de l'humour. La preuve avec notre interview du trio choc d'A Toute Epreuve, aussi complice dans la vraie vie qu'au cinéma.

Un tournage sous le signe de la déconne

Purebreak : Vous formez un trio complice dans le film. Vous vous rappelez de votre première rencontre sur le tournage ?

Samy Seghir : On s'était vus au casting avec Thomas. On n'avait pas trop eu l'occasion de discuter. Puis j'ai rencontré Laouni [le vrai nom de La Fouine, NDLR] en répétitions. On a eu le temps de bien se connaître en amont du tournage.

Thomas Solivérès : Je me souviens surtout de la première journée de tournage. C'était dans le bowling. J'étais hyper stressé. On était tous un peu tendus. Mais dès le départ, dès cette première journée, on a senti qu'il y avait un truc qui était en train de se passer.

Purebreak : Le tournage était à l'image du film, en mode vannes et déconne ?

La Fouine : A fond.

Thomas : Complètement. Du début à la fin.

Samy : C'était presque que ça. Certains jours, on prenait beaucoup de retard sur le tournage, donc il fallait aller vite. Et Antoine Blossier, le réalisateur, nous criait un peu dessus parce que, lui aussi, se marrait. Donc on perdait forcément du temps. Il était obligé de nous crier dessus pour nous recadrer. Thomas et moi surtout, parce qu'on rigolait trop.

Thomas : Et ça nous faisait encore plus marrer ! (rires). Antoine, c'était vraiment le prof, le proviseur qui nous criait dessus.

Purebreak : Qu'est-ce qui vous a amusé dans ce projet ?

La Fouine : Quand j'ai lu le scénario, je me suis penché sur Scarface et j'ai trouvé ça marrant. Ce qui m'a plu, c'est toute cette comédie, tout l'humour qu'il y a dans ce film. Et puis l'histoire : le film est très émouvant aussi. Avec la complicité entre les personnages de Thomas et Valérie Karsenti, la fin...

Purebreak : La Fouine, c'est ton premier rôle au cinéma. Tu avais eu d'autres propositions avant d'accepter A toute épreuve ?

La Fouine : J'ai eu pas mal de petites propositions. Mais c'était tout le temps pour jouer un rappeur ou un rôle un peu comme ça, stéréotypé. Donc j'ai refusé et je me suis dit que j'allais attendre le bon rôle. Moi j'adore la comédie, j'adore faire rire les gens. Quand ce scénario est arrivé entre mes mains, que je suis allé faire le test, je l'ai senti directement.

La "soif d'apprendre" de La Fouine

Purebreak : Thomas, Samir, vous avez osé donner des conseils de comédie à La Fouine ?

La Fouine : Ils n'ont pas eu besoin d'oser, je leur demandais régulièrement des conseils.

Thomas : C'est toujours un peu bizarre mais... Laouni venait nous dire, 'N'hésitez pas s'il y a un truc '.

La Fouine : J'avais soif d'apprendre. Quand je suis arrivé, j'étais un peu intimidé parce que j'avais déjà vu Samy et Thomas au cinéma plusieurs fois. Ce sont deux vrais comédiens avec un bagage et du talent. Moi j'arrivais, donc j'avais très peur et je me posais plein de questions. Mais plus ça allait, plus j'étais à l'aise, je prenais du plaisir dans ce que je faisais.... Puis j'espérais que la "routourne allait tourner ". (Ils explosent tous les trois de rire).

Purebreak : A l'école, vous étiez des cancres comme vos personnages ?

Thomas : Moi j'étais un énorme fayot. J'étais le bon élève et j'étais fayot, mais c'était en surface. Parce que derrière, c'était toujours moi qui faisait marrer les gens et c'était toujours le mec à côté qui prenait pour mes conneries. Ce n'était jamais moi alors que Greg [son personnage, NDLR], c'est toujours de sa faute. Même pas en fait : Greg, il est au fond de la classe et personne ne le voit.

Samy : Moi à l'école, je faisais beaucoup marrer mes potes et on se marrait. Certains jours, je venais seulement pour m'amuser. J'étais un peu trop indiscipliné. Mais j'ai bien rigolé. Ce sont les meilleures années de la vie quand on est à l'école et qu'on se marre. En plus j'étais dans ce lycée [où a été tourné A toute épreuve, NDLR], donc ça me rappelle des choses. C'était marrant de revenir... pendant l'été (rires).

Purebreak : Le tournage du film vous a rappelé des souvenirs d'école ?

Thomas : Quand on a tourné les séquences du bac, vraiment en situation avec la feuille qui arrive, ça m'a rappelé des mauvais souvenirs. J'étais pas bien.

Purebreak : Le réalisateur a confié que le film avait été inspiré par La Folle Journée de Ferris Bueller, un teen movie américain culte. Vous aviez des films en tête pendant le tournage ?

Thomas : A toute épreuve est un film très référencé. Dès le départ, Antoine, le réalisateur, avait pour projet de faire une comédie référencée par tous ces films qui ont bercé son enfance. La Folle Journée de Ferris Bueller mais aussi Les Goonies, Retour vers le futur, Indiana Jones... Il y a plein de petits détails. Par exemple, la chambre de Greg, c'est la chambre du personnage de Super 8 (J.J Abrams). Tous ces détails, c'est ce qui en fait un film différent.

Samy : Antoine s'est aussi beaucoup inspiré de ces films-là au niveau des costumes. Je me souviens être arrivé aux essayages costumes et avoir vu plein de photos de Marty McFly, de tout cet univers là. Dès le début, dès les costumes, on a été plongés là-dedans. Il a su imposer sa patte tout en nous laissant une certaine liberté.

Thomas : Je souviens d'une petite anecdote. La veille d'une séquence, celle où je découvre le coffre la première fois, que je vais pour faire le code et que j'hésite, il m'avait dit de revoir le premier Indiana Jones. L'ouverture du film, quand Harrison Ford arrive face à l'oeuf et l'échange avec un sac de sable. Il a un geste et met sa main sur sa joue. Antoine m'avait demandé de revoir ça et de refaire ce geste. Il m'avait dit, "Nous on le saura et les gens qui sont fans de ces films-là le sauront aussi. Ce sera une petite dédicace".

"J'ai pris un malin plaisir à casser l'image de rappeur"

Purebreak : Tous les trois, vous n'hésitez pas à vous tourner en ridicule dans le film. Surtout toi Samy qui te retrouve le pantalon baissé devant tout le monde...

Samy : En le faisant, je n'étais pas sûr que ça allait faire rire les gens. On ne peut pas savoir, on ne peut pas être sûr. Alors ça m'a rassuré de voir que ça faisait rire certaines personnes. J'ai été ridicule mais pas pour rien. C'était aussi très marrant à faire sur le tournage : j'étais en slip devant 60 personnes. C'était drôle !

Thomas : Et pas seulement en slip, il y a aussi des combis en latex dans le film... N'est-ce pas, Laouni ?

La Fouine : J'ai pris un malin plaisir à casser les codes, à casser un peu cette image de rappeur. On peut me découvrir dans ce film comme Laouni l'acteur. C'était une super expérience, c'est une nouvelle passion que je découvre petit à petit. Puis c'est un film très marrant. A voir en famille, avec ses potes. C'est un film comme il y en a rarement en France. En général, les comédies sont soit pour les plus jeunes, soit pour les plus vieux.

Purebreak : En parlant de famille, ta fille a vu le film ?

La Fouine : Elle l'a vu deux fois et elle veut encore le revoir. Elle a adoré.

Purebreak : Elle a osé se moquer ?

La Fouine : Mais grave ! (rires)

Purebreak : Et l'idée de faire une suite ?

La Fouine : Ce serait mortel.

Samy : J'aimerais bien ! Mais il faudrait déjà que le film marche, qu'il plaise aux gens.

Thomas : On en a déjà parlé et ce serait vraiment très marrant. Je sait qu'Antoine Blossier y a déjà pensé, il m'a parlé d'un petit pitch : ils se font chopés, ils sont coincés quelque part et ils essaient de s'en sortir.

La Fouine : Faudrait le tourner aux States ! (rires)

Propos recueillis par Charlotte Vaccaro. Contenu exclusif. Ne pas reprendre sans citer PureBreak.com.

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