Tim Burton revient à l'animation. Après L'Etrange Noël de monsieur Jack et Les Noces Funèbres, le pote de Johnny Depp sort, ce mercredi 31 octobre, le très réussi Frankenweenie. Pour présenter ce nouveau conte en stop-motion - inspiré d'un court-métrage qu'il avait réalisé en 1984 pour Disney (avant que le studio ne le

Tim Burton revient à l'animation. Après L'Etrange Noël de monsieur Jack et Les Noces Funèbres, le pote de Johnny Depp sort, ce mercredi 31 octobre, le très réussi Frankenweenie. Pour présenter ce nouveau conte en stop-motion - inspiré d'un court-métrage qu'il avait réalisé en 1984 pour Disney (avant que le studio ne le vire...) - Tim Burton a donné une conférence de presse pleine bonne humeur à Paris la semaine dernière. En forme et souriant, le maître du fantastique est revenu sur les sources d'inspiration de Frankenweenie, mais a aussi confirmé qu'il était un metteur en scène pas comme les autres.

Frankenweenie, un film plein de souvenirs
Après avoir réalisé une adaption d'Alice au pays des merveilles et de la série télé Dark Shadows, Tim Burton revient à quelque chose de plus personnel dans Frankenweenie. "Frankenweenie est basé sur mes souvenirs. Quand j'étais petit, je voulais devenir soit un savant fou, soit jouer le rôle de Godzilla. Comme Victor, j'aimais créer des choses, réaliser des films en super 8, participer à des projets scientifiques...", a ainsi confié le réalisateur américain. Et d'ajouter : "Je suis parti de personnes réelles que j'ai vraiment rencontrées. Pareil pour les lieux, les décors, la ville, l'école... tout vient d'un souvenir".

Tim Burton, un enfant (presque) comme les autres
Tim Burton le jure, il a eu une enfance tout ce qu'il y a de plus normal : "Comme tout le monde, mon enfance a été un mélange de sentiments. Je ne connais pas d'enfant ou d'adulte qui est complètement heureux, on traverse plein d'émotions dans sa vie". Pour lui, "ce sont les moments difficiles qui vous rendent créatifs, vous forcent à vous exprimer". Pas "rebelle physiquement", il explique notamment avoir exprimé sa différence par son "amour des films, du dessin et de la création". Déjà petit, Tim était une graine de génie !

Loin d'être bizarre !
Bizarre le metteur en scène d'Edwards aux mains d'argent ? Lui n'a jamais eu ce sentiment. "Les gens me voyaient comme un enfant bizarre, mais je n'avais pas ce sentiment. Je me sentais plutôt normal. J'ai toujours eu le sentiment que c'étaient les autres enfants qui étaient très étranges. Dans Frankenweenie, j'ai voulu montrer cette dynamique. Je me suis basé sur ces souvenirs d'école : la fille étrange, la rivalité entre enfants...", précise-t-il.

Mais aujourd'hui, le réal' cultive quand même son image à part en déclarant : "Je suis comme un chien, je rêve surtout en noir et blanc".

Bercé aux films d'horreur ?
Dans Frankenweenie, Tim Burton fait clairement référence aux vieux films d'horreur. Mais le réalisateur aux cheveux en pétard a aussi goûté aux joies des classiques de Disney. Mais il avoue surtout se souvenir des "parties effrayantes", et de déclarer : "Les Disney ne seraient pas des Disney s'ils n'avaient pas cette zone d'ombre. Les gens se rappellent de la mort de la mère de Bambi, de la tragédie du Roi Lion... Disney a toujours traité ces thèmes, alors que je trouve ça fascinant que les adultes oublient ça". On ne le refera pas !

Tim Burton et Disney, toute une histoire !
En parlant de Disney, il faut savoir que tout n'a pas toujours été rose entre le studio aux grandes oreilles et Tim Burton. Le réalisateur, qui assure qu'il n'était "pas très bon en animation" a en effet été viré en 1984 après avoir réalisé un court-métrage de... Frankenweenie ! Faut-il alors voir le long comme une revanche ? Burton jure que non : "Oui, j'ai été viré (rires). Mais le studio est complètement différent. Quand je travaillais chez Disney à l'époque, c'était probablement la pire période de l'histoire de l'animation. Pas seulement chez Disney d'ailleurs. Maintenant, ça a beaucoup changé. C'est une nouvelle période de Disney".

Une tournage super long !
Poétique mais aussi magnifique visuellement, Frankenweenie a occupé Tim Burton pendant deux ans ! Entre temps, il a même réalisé Dark Shadows. Difficile de superviser le tournage à distance ? "Non, ce n'était pas difficile", explique le réalisateur. "C'est un processus tellement long, très différent d'un film live-action. On tourne un plan par jour ou tous les deux jours. Parfois, un animateur peut même prendre une semaine pour tourner juste un plan. Alors en réalité, c'était très sympa de faire les deux films en même temps. Cela a rendu les deux projets plus excitants d'une certaine manière". Et histoire d'enfoncer le clou, il révéle : "On tournait dans l'Est de Londres, et pendant le temps qu'il nous a fallu pour réaliser Frankenweenie, ils ont construit un stade olympique !" Waouh.

Encore obsédé par Batman ?
Dans Frankenweenie, Tim Burton nous régale avec des créatures effrayantes toutes plus géniales les unes que les autres dont... une chauve-souris ! Un message pour dire au monde entier que Batman lui manque ? "Non, Batman ne me manque pas. J'ai aimé tourner ce film car c'était mon comics préféré, alors c'était génial de le faire. Mais la chauve-souris ce n'est pas juste Batman, c'est une image forte des films d'horreur avec Dracula etc. Quand on grandit en banlieue où tout est lumineux, la chauve-souris est le symbole de ce qu'on n'a pas dans sa vie, du rêve. Cette image est restée en moi car elle représente ce sentiment inconscient". Sorry Bruce Wayne, on dirait bien que Tim Burton t'a oublié !

Qui est vraiment Tim Burton ?
En fin de conférence de presse, Tim Burton en a dit un peu plus sur sa mystérieuse façon de travailler. Avouant ne pas être "très discipliné", le génie américain a expliqué : "J'essaie surtout de trouver du temps (...) C'est pour ça que je ne passe pas des heures à surfer sur Internet, j'essaie d'avoir le temps de regarder par la fenêtre, contempler les nuages... Car, pour moi, c'est dans ces moments qu'on trouve de l'inspiration. En écoutant tout simplement de la musique, ou grâce au silence". Loin d'être comme tout le monde, il a aussi tenu à préciser : "Ah, et je ne tweete pas". On l'aurait parié !

Frankenweenie sort au cinéma le 31 octobre 2012.

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