Un lancement sous haute tension. Ce mardi 12 mai, l'Eurovision 2026 a officiellement débuté avec la tenue de la 1ère demi-finale du célèbre concours de chansons. Depuis la Stadthalle de Vienne, 15 pays ont concouru pour tenter de décrocher l'un des 10 tickets en jeu pour la grande finale, programmée samedi soir devant quelques 200 millions de téléspectateurs.
Si la France menée par Monroe, qualifiée d'office, ne performera que jeudi devant le public européen, cette première soirée a permis d'affiner les favoris de cette 70ème édition comme la Finlande, la Grèce et Israël.
La participation de l'Etat hébreu, en guerre contre la Palestine, alimente des débats houleux depuis plusieurs années. Mais elle a pris ces derniers mois une tournure géopolitique inévitable puisque le maintien d'Israël à l'Eurovision a fait l'objet d'un vote entre les membres de l'Union européenne de radio-télévision (UER), dont France Télévisions, début décembre.
Le pays a été autorisé à concourir mais cette décision n'a pas été sans conséquence : cinq nations dont l'Espagne, membre du Big Five, et les Pays-Bas, délégation très active dans l'organisation de l'Eurovision, ont préféré claquer la porte.
La montée sur scène de Noam Bettan, candidat franco-israélien choisi pour la compétition, était donc scrutée de près. Et a été emmaillée d'un incident.
Avant même le début de la chanson Michelle, des huées et des cris scandant "Stop, stop the genocide !", provenant du public présent sur place, ont été très distinctement entendus lors de la retransmission. L'UER et ORF, le diffuseur autrichien supervisant cette édition, ont immédiatement réagi par voie de communiqué : quatre personnes ont été exclues des lieux pour leur comportement.
Ce soir, à la Wiener Stadthalle, lors de la première demi-finale du 70e Concours Eurovision de la chanson à Vienne, 10 000 fans ont accueilli chaque artiste avec enthousiasme. Comme annoncé précédemment, l’ORF diffuse en direct un flux audio clair capté par les microphones du public avant et pendant chaque prestation. Un spectateur, près d’un microphone, a exprimé bruyamment son opinion au début de la performance de l’artiste israélien, et pendant toute la chanson. Ses propos ont été entendus lors de la retransmission en direct. Il a ensuite été expulsé par la sécurité pour avoir continué à perturber le public. Trois autres personnes ont également été expulsées de la salle par la sécurité pour comportement perturbateur.
Les sifflets et les protestations en question ont depuis été supprimés de la vidéo officielle de la performance d'Israël publiée sur la chaîne YouTube de l'Eurovision. Noam Bettan s'étant qualifié pour la finale, d'autres perturbations se produiront-elles samedi à Vienne ?
Dans ce contexte très tendu, l'organisation de l'Eurovision marche sur des oeufs et veille à sanctionner tout dérapage. Le 9 mai, l'UER a adressé "un avertissement formel" à la délégation israélienne pour entorse au règlement. "Nous avons été informés de la publication et de la diffusion, par l'artiste représentant KAN, de vidéos contenant une instruction à l'écran incitant à "voter 10 fois pour Israël". (...) Inciter directement à voter 10 fois pour un artiste ou une chanson n'est pas conforme à notre règlement ni à l'esprit du concours" a-t-il été stipulé. Les vidéos incriminées ont été retirées.
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