Si vous avez du mal à vous endormir le soir, rangez vos somnifères, on a une solution bien plus efficace encore. Ce jeudi 26 février 2026 se tiendra la 51ème Cérémonie des César, la fameuse fête du cinéma où l'ambiance sur scène est aussi palpitante que dans un cimetière un jour d'enterrement.
D'autant plus que cette année, les différents lauréats seront censurés par l'Académie et le diffuseur, Canal+. Alors que l'on se souvient tous de l'édition 2020 où Adèle Haenel avait quitté la salle en hurlant "La honte" suite à la victoire de Roman Polanski sacré "Meilleur réalisateur" pour son film J'accuse ou encore de l'édition 2021 qui avait vu Corinne Masiero se dénuder totalement pour protester contre les restrictions imposées au monde de la culture, les voix seront quelque peu muselées ce soir en cas de débordement.
Interrogé par TVMag sur la place de la "dimension sociétale inhérente à ce genre de cérémonie", Jean-Marc Juramie (directeur général adjoint en charge des programmes Canal+) a prévenu : les prises de parole ne sont pas interdites, mais il y a un temps pour tout, et une telle cérémonie ne serait pas destinée à servir de plateforme.
Il y a toujours une liberté de parole, tant qu’on ne prend pas la soirée en otage. Nous sommes clairs : tout ce qui n’est pas une prise de parole organisée donne lieu à une coupure du signal car c’est notre obligation de maîtriser l’antenne.
Aussi, quand bien même la menace de l'extrême droite plane au-dessus du pays, que le monde est meurtri par de nombreux conflits (Ukraine, Congo, Gaza…), que l'affaire Epstein est doucement étouffée aux USA et en France, que l'économie est menacée par l'IA et que les problèmes écologiques sont plus intenses que jamais, ce soir, durant trois heures plus interminables qu'une séance d'épilation, tout ceci n'existera visiblement plus.
Un poil ironique quand on sait que parmi les films nommés, des sujets comme les violences policières et gouvernementales (Dossier 137), la vie sous l'occupation nazi en Ukraine (La Chambre de Mariana), la place de la maladie dans la société (Nino), la fragilité de la nature face aux dérèglement climatique (Le Chant des forêts) ou encore les malversations politiques (Personne n'y comprend rien) sont abordés...
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