Journée importante pour les fans de Marvel en général et les fans de Spider-Man en particulier avec la sortie ce mercredi 27 mai 2026 de Spider-Noir sur Prime Video, probablement l'une des séries les plus risquées autour du personnage.
En cause ? Il s'agit d'une version alternative du super-héros (déjà rencontrée dans les films d'animation Into the Spiderverse de Sony) et cette série possède deux versions : une en noir et blanc et une en couleurs.
Un choix créatif ? Oui... et non. En réalité, la version initiale est uniquement celle en noir et blanc. Cependant, face à la crainte de voir le public fuir le projet, les dirigeants ont demandé la création en parallèle d'une version colorisée.
Et si celle-ci est effectivement magnifique, je me dois de l'affirmer : entre elle et la B&W, il n'y a tout simplement pas photo. On assiste à deux séries différentes.
Tout d'abord, ça parle de quoi Spider-Noir ? Portée par Nicolas Cage, qui reprend ce personnage qu'il tenait déjà dans Spider-Man : New Generation, la série nous plonge dans la vie de Ben Reilly, un détective privé malchanceux et au bout de sa vie, contraint de dépoussiérer son passé de seul super-héros de New York, Spider-Man. Lui qui avait envie d'en finir va finalement se trouver une nouvelle raison de vivre.
Pour faire simple : cette adaptation est fantastique. A la fois légère et extrêmement divertissante, cette série mêle à la perfection les références et clins d'oeil aux films noir, romans populaires des années 30 et, bien sûr, à tous ces éléments incontournables des super-héros.
Pour ma part, elle m'a totalement conquis, et après une saison 2 de Daredevil : Born Again qui ne m'a pas vraiment emballé et une fin un peu décevante pour The Boys, cette création de Oren Uziel et Steve Lightfoot apparait comme une véritable bouffée d'air frais.
Et c'est d'autant plus le cas si vous la regardez en noir et blanc. Là, elle prend tout son sens et passe un niveau supérieur en termes de mise en scène, mise en abime et amitions créatives. Je la trouve nettement supérieure à sa version colorisée qui n'est pourtant pas en reste grâce à un joli travail de post-production.
Certes, la saturation des couleurs est plutôt flatteuse et donne l'impression de regarder un film de gangsters des années 60 ou 70 (référence très présente dans Spider-Noir) se déroulant également dans les années 30. Elle est même plus efficace durant les scènes d'action, puisqu'elle met en valeur ces séquences sans que l'on s'y perde dans les tons sombres.
En revanche, sur le plan photographique, avec ce lien au cinéma des années 1930 et 1940, Spider-Noir joue abondamment avec la lumière et l'ombre, l'espace et le cadrage. Ça impose une construction de l'image que l'on ne fait plus aujourd'hui avec des plans pensés différemment et qui nous marquent davantage.
Le noir et blanc est incontestablement plus réussi et nous rappelle que rien n'a été improvisé, mais tout a été pensé en détail. Les effets spéciaux, qu'ils soient pratiques ou non, fonctionnent également bien mieux ainsi.
Au final, je pense que tout se jouera sur les goûts personnels, car les deux versions, noir et blanc et couleur, sont d'une qualité exceptionnelle et exploitent pleinement leur potentiel visuel. Les éventuels défauts sont purement subjectifs. Mais personnellement, je préfère nettement la version noir et blanc qui colle exactement à l'univers du personnage et qui, c'est promis, est plus qu'un accessoire.
Encore une fois, les créateurs ne se sont pas contentés de poser un filtre sur l'image, mais ont tout travailler en amont pour obtenir un résultat unique.
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