Game of Thrones, Stranger Things, Lost, Dexter, Les Soprano, Mon Oncle Charlie, Prison Break… on ne compte plus le nombre de séries dont les fins font débat parmi les spectateurs. Et malheureusement pour Eric Kripke, l'une de ses propres créations fait désormais parmi de la liste des conclusions qui ont déçu le public.
Si le final de sa précédente série, Supernatural, avait échappé aux critiques (en réalité, il n'était plus impliqué dedans), The Boys - la série de science-fiction d'Amazon adaptée des comics de Garth Ennis, est en revanche la cible de nombreuses moqueries et reproches.
Doté d'une note moyenne de 5,6/10 sur IMDB (la pire de la série), l'épisode Blood and Bone a déplu pour diverses raisons, notamment un sentiment de précipitation, mais également d'une certaine facilité dans l'écriture.
Là où The Boys était vendue comme une anti-série super-héroïque, capable de contrer la fatigue liée à l'essorage du genre par Marvel et DC, elle n'a finalement rien offert de très original et de surprenant pour sa fin.
Fallait-il laisser Homelander gagner (après tout, le monde réel ressemble désormais tristement à celui de la série) ? Butcher devait-il aller au bout de son idée avec l'extermination des héros ? Le cynisme devait-il l'emporter sur l'utopisme ? Le côté Happy Ending avait-il réellement sa place à l'écran ?
Tant de questions qui animent aujourd'hui les discussions, sauf du côté d'Eric Kripke. Auprès de TVLine, le créateur de la série a concédé qu'il entendait les critiques, mais qu'il restait fier du travail accompli et de la direction choisie.
Je ne suis pas suffisamment sain pour dire 'Oh, non, je ne regarde jamais ce qui se dit !' Je vois tout. Effectivement, il y a beaucoup de gens mécontents en ligne, mais je voudrais dire deux choses : premièrement, je suis simplement ravi que les gens soient passionnés, sincèrement. Mon travail consiste à susciter la passion pour ce que je produis. S'ils se disputent, détestent et se battent, c'est de la passion, tout simplement. Vous regardez, et c'est très bien. Mon travail est de provoquer une réaction émotionnelle, pas forcément de la dicter.
Et la seconde ? Kripke a rappelé que "le monde en ligne n'est pas le monde réel" et que les critiques, insultes ou moqueries visibles sur les réseaux sociaux ne reflètent pas nécessairement la pensée unique des fans. Simplement celle de la partie bruyante du public.
Nous avons largement dépassé les 60 millions de téléspectateurs, ce qui relativise l'ampleur de la polémique en ligne, qui semble pourtant si importante, mais ne représente en réalité qu'une infime fraction de tout ça. Chacun a le droit à son opinion, bien sûr, et je suis désolé si je vous ai déçus, mais c'était l'histoire que je voulais raconter. Il faut simplement relativiser : il s'agit d'une audience relativement restreinte et très active, alors que la grande majorité des téléspectateurs semblent apprécier l'ensemble.
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