Dogs of Chernobyl : Léa Camilleri se confie sur les conditions de tournage
Dogs of Chernobyl : Léa Camilleri se confie sur les conditions de tournage
C'est un film-documentaire à ne pas rater : ce samedi 29 février, Léa Camilleri a dévoilé Dogs of Chernobyl, dans lequel le réalisateur Hugo Chesnel et elle s'intéressent au sort des chiens abandonnés suite à la catastrophe nucléaire. En interview pour Purebreak, l'influenceuse est revenue sur les conditions de tournage et les risques de contamination.

Le 6 avril 1986, à 1h23 du matin, le réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose et des tonnes de matières radioactives sont libérées dans l'atmosphère. La catastrophe devient le plus grave accident nucléaire du XXe siècle et intéresse de nombreux historiens et scénaristes, même 30 ans plus tard. En juin 2019, HBO dévoile Chernobyl, une mini-série centrée sur la catastrophe, qui devient la meilleure série de tous les temps. Parmi les téléspectateurs, l'influenceuse Léa Camilleri et le réalisateur Hugo Chesnel.

Comme de nombreux amis des animaux, ils ont été choqués devant l'épisode 4, où on apprend que des liquidateurs, c'est à dire des personnes qui travaillaient sur les lieux de la catastrophe pour décontaminer le site, abattent des chiens pour les empêcher de propager la contamination radioactive.

Léa Camilleri et Hugo Chesnel dévoilent leur film-documentaire Dogs of Chernobyl

Ils décident alors de s'intéresser au sort des chiens abandonnés. Avec l'aide de Lucas Hixson, fondateur de l'association Clean Futures Fund qui vient en aide aux victimes de la catastrophe, ils réalisent un film documentaire : Dogs of Chernobyl, dévoilé ce samedi 29 février 2020 à 12h.

Dogs of Chernobyl : le documentaire de Léa Camilleri

En interview pour Purebreak, Léa Camilleri est revenue sur les conditions de tournage. Si c'est Lucas qui a rempli toutes les formalités pour qu'Hugo et elle puissent l'accompagner, ils ont dû rester vigilants une fois sur place : "Ce n'est pas anodin de venir tourner dans la zone de Tchernobyl pour la simple et bonne raison que ça reste quand même une zone contaminée. Il ne faut pas prendre ça à la légère. Même si elle a été décontaminée maintes et maintes fois et qu'il y a eu énormément de gens dépêchés pour décontaminer la zone, ça reste une zone contaminée", précise Léa.

Des conditions de tournage particulières

"Il y a des règles très strictes de sécurité à respecter : on ne mange pas, on ne boit pas dans la zone d'exclusion, on ne pose rien par terre, on n'essaie de ne rien toucher. Dès qu'on touche quelque chose, on se lave les mains. A plusieurs endroits autour de la centrale, il y a des portiques de sécurité qui contrôlent tes pieds, tes mains, ta tête, ton dos pour savoir s'il y a une particule radioactive sur toi. C'est assez stricte, il faut se soumettre à pas mal de contrôle et surtout faire très attention à ce que l'on fait.". Elle insiste sur l'importance de "ne pas minimiser les risques de contamination" : "si on respecte ces règles de base, normalement tout se passe bien.".

"C'est important de ne pas minimiser les risques de contamination"

Ont-ils eu des appréhensions à partir sur place et à entrer en contact avec les chiens ? "Forcément, quand on prépare le tournage, qu'on se met en condition et qu'on sait qu'on va approcher des chiens, peut-être qu'il y a une appréhension mais on ne s'est pas trop posé la question, on avait très hâte de les rencontrer. Par contre, après chaque interaction avec les chiens, on prend bien soin de se laver les mains parce que des particules radioactives se logent dans la fourrure des chiens." Contrairement à ce que l'on peut penser, les chiens sont hyper avenants envers les humains (sauf les plus timides) et demandent plein de câlins.

"Le plus grand risque à Tchernobyl, c'est le risque d'éboulement"

A quoi ressemble la zone rendue inhabitée et inhabitable par le gouvernement ? "Quand on voit des photos, on a l'impression que c'est un cliché post-apocalyptique, des gens qui sont partis, qui ont tout quitté brutalement", constate Léa, qui conteste : "Mais ça ne s'est pas réellement passé comme ça. Les gens sont partis dans le calme, ils ont pu prendre quelques affaires. Ça ne s'est pas fait dans une précipitation totale donc y'a pas de raison que les tables soient renversées ou qu'il y ait des masques à gaz partout. Ça, c'est une image qui a été créée par du pillage qui est arrivé après. Aujourd'hui, le plus grand risque à Tchernobyl, c'est de rentrer dans un bâtiment qui est en train de tomber en ruine. C'est le risque d'éboulement qui est le plus fort." D'ailleurs, il reste "toute une ville, des habitations, des écoles, une grande roue, des autos-tamponneuses, d'une ville qui s'est arrêtée de vivre du jour au lendemain. C'est très impressionnant". On vous laisse découvrir le documentaire très intéressant, vrai et poignant.

Propos recueillis par Marion Poulle. Contenu exclusif. Ne pas reproduire sans citer PureBreak.com.

Léa Camilleri
Léa Camilleri en larmes : sa mère atteinte du coronavirus et hospitalisée, elle témoigne
Dogs of Chernobyl : conditions de tournage, risques de contamination... Léa Camilleri se confie
Le Grand JD, Léa Camilleri, Max Bird... les youtubers agissent contre le réchauffement climatique
Léa Camilleri et Vincent Scalera débarquent sur NRJ12 avec leur série "En fait"
voir toutes les news de Léa Camilleri Découvrir plus d'articles
News
essentielles
sur le
même thème