Sorti en 1999, Matrix a bouleversé la science-fiction au cinéma. Sa mise en scène révolutionnaire, ses ralentis iconiques, sa réflexion philosophique sur la réalité… et cette image devenue instantanément culte : une pluie de symboles verts défilant sur fond noir. Dès le générique d'ouverture, le film impose son univers visuel. Mais une question a longtemps obsédé les spectateurs : que signifie réellement ce code ?
Pendant des années, fans et analystes ont échafaudé les hypothèses les plus sérieuses. Un langage informatique ultra-complexe ? Une matrice mathématique ? Un alphabet inventé ? La réponse existe bel et bien, et elle a été confirmée par celui qui a créé cette séquence mythique : Simon Whiteley, directeur artistique sur le film.
© Warner Bros.
La révélation est aussi simple qu'improbable. Selon Simon Whiteley, qui avait confié le secret au site CNET, la célèbre "pluie numérique" n'est rien d'autre que… des recettes de sushis. Oui, littéralement.
Il a ensuite détaillé auprès de Wired quelques détails. Après que Lana et Lilly Wachowski, les réalisatrices de Matrix, se sont montrées insatisfaites d'un premier essai trop générique, elles ont confié la mission à Whiteley.
"Les Wachowski trouvaient que le design n'était pas assez classique et traditionnel. Elles voulaient quelque chose de plus japonais, plus manga. Elles m'ont demandé si je serais intéressé par le développement, principalement parce que ma femme est japonaise et pouvait m'aider dans la création".
Une contrainte artistique qui va mener à l'une des trouvailles visuelles les plus célèbres de l'histoire du cinéma.
Pour trouver l'inspiration, Simon Whiteley se plonge alors dans les "piles de livres de cuisine japonaise" de sa femme. L'un d'eux retient particulièrement son attention : un ouvrage de recettes de sushis. Ce sont ces caractères japonais, extraits et stylisés, qui servent de base au code vert.
Whiteley dessine et peint à la main chaque symbole avant de les confier à son collègue Justen Marshall, chargé de la numérisation et de l'animation. À l'origine, les caractères défilaient de droite à gauche, conformément au sens de lecture japonais. Puis l'idée surgit : les faire tomber de haut en bas. La "pluie numérique" venait de naître. Il conclut, "Sans ce code, il n'y aurait pas de Matrix".
Résultat : derrière l'univers cyberpunk incarné par Keanu Reeves, se cache un clin d'œil culinaire totalement inattendu. Et une anecdote qui renforce encore le mythe.
Ironie de l'histoire, ce détail improvisé est devenu l'un des symboles les plus reconnaissables de la saga, bien plus marquant que ceux des suites sorties après le succès fulgurant du film original. Comme quoi, même dans Matrix, la réalité dépasse parfois la fiction.
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