Raphaël Quenard ne sera finalement pas Johnny Hallyday. L'annonce a surpris l'ensemble de l'industrie cinématographique ce jeudi. Alors que le comédien, révélation des dernières années du cinéma français, était annoncé pour incarner "l'idole des jeunes" dans le biopic orchestré par Cédric Jimenez, il a officialisé son départ du projet via une story Instagram qui a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux.
"C'est avec regrets que je vous informe aujourd'hui que je n'incarnerai pas Johnny dans son biopic. Les exigences liées à la production du film Mystik, que je co-réalise actuellement, ainsi que la promotion du film Le Rêve américain qui sort le 18 février, ne me permettent pas, dans les délais impartis, de me consacrer pleinement à la préparation qu'exige un tel rôle. Je souhaite le meilleur à toute l'équipe de ce film et plus globalement une longue vie à ce projet".
Le timing était effectivement serré pour la star montante du cinéma français. Entre la co-réalisation de Mystik, son nouveau projet derrière la caméra, et la promotion intensive du Rêve américain prévu pour février, Raphaël Quenard se retrouvait face à un agenda incompatible avec les exigences d'un rôle aussi crucial. Incarner Johnny Hallyday demande une préparation physique, vocale et psychologique hors norme. Il faut s'imprégner de la gestuelle du rockeur, travailler l'interprétation de ses tubes mythiques, comprendre l'homme derrière la légende.
Ce retrait est d'autant plus surprenant que c'était Laeticia Hallyday en personne qui avait validé le choix de Raphaël Quenard. Dans les colonnes de Paris Match, elle s'était montrée enthousiaste et convaincue : "J'ai été scotchée par son jeu, ses regards, sa façon d'occuper l'espace, de parler, sa spontanéité, son charisme presque animal... Je me suis dit que si un acteur pouvait incarner Johnny au cinéma, c'était lui". Des mots forts qui témoignaient de la confiance absolue de la veuve de l'artiste envers le comédien. Une caution précieuse qui rend la situation encore plus délicate pour la production.
Le film de Cédric Jimenez, réalisateur reconnu pour son travail sur La French et Bac Nord, est prévu pour le 8 décembre 2027, une date hautement symbolique qui marquera les dix ans de la disparition de l'icône française. Le projet bénéficie du soutien officiel de Laeticia Hallyday, veuve de l'artiste, ce qui lui confère une légitimité particulière dans la représentation de la vie du chanteur.
© OLIVIER BORDE / BESTIMAGE
Ce retrait soulève une question troublante : le biopic consacré à Johnny Hallyday serait-il maudit ? Ce n'est pas la première fois qu'un projet cinématographique autour du Taulier connaît des turbulences majeures. Un premier film centré sur la légende du rock français, piloté par Jalil Lespert avec l'acteur belge Matthias Schoenaerts dans le rôle principal, avait déjà été abandonné sans explication claire. Cette accumulation d'obstacles commence à interroger sur la difficulté de porter à l'écran une personnalité aussi complexe et mythique.
Le départ de Raphaël Quenard place désormais la production face à un défi de taille : trouver un remplaçant crédible capable d'incarner Johnny Hallyday avec la même intensité et le même charisme. Les noms circulent déjà dans les couloirs de l'industrie, mais le temps presse. Avec une sortie programmée en 2027, le tournage devait débuter prochainement pour respecter le calendrier de post-production.
Pour Cédric Jimenez et son équipe, la course contre la montre est lancée. Le cinéma français retient son souffle en attendant de découvrir qui aura finalement l'honneur et la lourde responsabilité d'incarner l'un des plus grands artistes de l'histoire musicale française. Le fantôme de Johnny plane sur ce projet qui cherche encore son interprète idéal.
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