Coronavirus : aux Etats-Unis, des étudiants demandent le remboursement de leurs frais de scolarité
Coronavirus : aux Etats-Unis, des étudiants demandent le remboursement de leurs frais de scolarité
En France comme dans de nombreux pays, la pandémie de Coronavirus a mené à la fermeture des établissements scolaires, des écoles primaires aux universités. Comme chez nous, les facs ne rouvriront pas non plus aux Etats-Unis, où les frais de scolarité sont souvent indécents. Privés de cours en face-à-face et de la vie sur leur campus, des étudiants américains ont décidé de déposer une plainte contre plusieurs universités. Ils demandent le remboursement partiel des frais de scolarité.

On a parfois tendance à l'oublier mais étudier en France n'est en fait pas si cher que ça. D'accord, il faut payer un droit d'inscription (les sommes à verser sont d'ailleurs gelées pour la future année scolaire suite à la crise du Covid-19) mais ce n'est rien par rapport à une université américaine. Selon College Board, une année d'étude peut coûter entre 12 000 dollars (10 970 euros) dans une université publique et plus de 48 000 dollars (43 870 euros) dans une université privée. Sans compter les facultés les plus prestigieuse : celle d'Harvard qui est la plus chère demande pas moins de 75 000 dollars (68 540 euros) par an. Un prix dans lequel on retrouve les droits d'inscription mais aussi les frais de logement : aux Etats-Unis, il est souvent obligatoire de vivre sur le campus dans les fameux "dorms", des résidences universitaires.

Une plainte déposée pour demander un remboursement des frais

La pandémie du Coronavirus a évidemment mené à la fermeture des universités et des campus dès la mi-mars aux Etats-Unis. Les étudiants ont donc été forcés de rentrer chez eux malgré les frais avancés pour leur année universitaire. Comme chez nous, les cours continuent à distance, mais certains jugent qu'ils ne valent pas les sommes faramineuses dépensées. Ainsi, les étudiants de plusieurs universités se sont réunis pour porter plainte et demander un remboursement des frais. "Les étudiants n'ont plus eu accès à leur logement, leurs salles de classe, leurs cafétérias et autres installations auxquels ils ont payé pour avoir accès. Nous croyons qu'il n'y a aucune raison pour qu'ils continuent à payer la note de dizaines de milliers d'euros alors qu'ils ont été virés de leur campus" explique Steve Berman, avocat qui s'est saisi du dossier, à CNBC.

Pour l'instant, les universités refusent de rembourser une partie des frais. Dans un email au New York Times, la présidente de l'université de Brown (73 000 dollars de frais de scolarité, logement compris) explique que le diplôme obtenu a toujours la même valeur et que les étudiants apprennent donc toujours malgré les conditions actuelles. Quant aux universités publiques, certains Etats ont entamé des démarches pour rembourser une partie des frais notamment de logement.

Des cours toujours perturbés à la rentrée, des élèves indécis

La crise du Covid-19 pourrait bien toucher de plein fouet les universités pour l'année 2020/2021. Plusieurs d'entres elles ont annoncé la fermeture de filières, l'arrêt des recrutements ou le gel des salaires, rapporte Le Monde. Comme l'explique CNN, les cours ne devraient pas reprendre de manière normale à la rentrée. La California State University a prévu de supprimer tous les cours en face-à-face cet automne. D'autres écoles ont décidé de réduire le semestre et/ou d'arrêter les cours après Thanksgiving afin de "limiter les départs et les retours en masse des étudiants" comme l'explique un communiqué de la Purdue University située dans l'Indiana.

Mais face au coût des études, les étudiants pourraient eux aussi décider de ne pas se réinscrire dans les universités les plus chères. Un étudiant sur cinq ne serait pas certain de se réinscrire à la fac l'an prochain selon ACE. Certains évoquent déjà l'idée d'une année sabbatique afin de laisser passer la crise.

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