Scream 4 est unique dans sa franchise. Tout aussi “méta” que ses prédécesseurs, mais plus vertigineux, enrichi de nouvelles têtes marquantes (Alison Brie, Emma Roberts), il marque le premier “come back” d’une saga que tout le monde pensait défunte, bien avant son “requel” version Jenna Ortega & Melissa Barrera.
Car c’est une longue décennie après le décrié troisième opus que Wes Craven a décidé de revenir à la barre, alors que l’ex-trilogie se traînait une réputation de bijou gâché. En 2011, il n’y va pas seul, puisqu’il peut compter sur l'inestimable Neve Campbell. Pourtant, alors que l’époque était déjà à la nostalgie, aux reboots et aux remakes, personne ne croyait au succès de ce nouveau volet.
Cela semble incongru, alors que cette année, le septième opus a enregistré des scores historiques pour la saga. Mais à la fin des années 2000, Scream n’avait plus la cote et le genre qu’il avait participé à re-nouveler, le slasher movie, était de nouveau ringard.
Signe de ce ressenti collectif : Scream 4 ne sera pas l’échec foudroyant redouté et fera un bon score au box office, en rapportant près de 100 millions de dollars worldwide, mais ce score sera le plus mauvais de toute la franchise. Tant et si bien que le lancement en 2020 du tournage de Scream 5 sera perçu comme un véritable défi.
Mais Wes Craven, qui nous a quittés en 2015, n’avait pas tout dit sur la conception de ce quatrième opus… Loin de là. De nouveaux éléments bien accablants viennent de nous être révélés.
Scream 4, un opus qui n’aurait pu jamais voir le jour ? Il faut le croire, à en lire les toutes dernières révélations à ce sujet. Et tout ça, c'est Marco Beltrami qui nous l'apprend. Soit le compositeur historique de la franchise.
Dans une toute nouvelle interview relayée par EW, Beltrami explique que Craven rechignait énormément à réaliser ce quatrième volet. Qu'au final, le cinéaste se serait échiné à conclure un film fait dans la douleur, puisque tout à fait "impersonnel" et "en manque d'inspiration", des propres mots du metteur en scène.
Semi flop au box office, et déception pour son cinéaste en personne, à en croire les indiscrétions de Beltrami. Craven avait assuré la promotion en grande pompe de l’opus mais l’enthousiasme aurait été complètement feint.
"Moi-même je ne voulais pas faire ce film”, poursuit le compositeur, “Et je suis toujours persuadé que Wes, non plus, car ce sont clairement les frères Weinstein qui nous ont forcé la main”.
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Mais bon, pour rappel, le réalisateur des Griffes de la nuit n’a également jamais souhaité mettre en scène… Le tout premier Scream ! Au beau milieu des années 90, Craven avait déjà tenté une excursion hors du cinéma d’horreur (La musique de mon cœur avec Meryl Streep) et tenté de "déconstruire" voire défigurer sa plus grande création, le croquemitaine Freddy Krueger (avec le très abstrait, Freddy sort de la nuit).
Il n’avait plus du tout envie de "shooter" des séquences gores et terrifiantes. C’est le scénario malicieux de Kevin Williamson, et surtout la force de conviction de ce dernier, qui avaient fait toute la différence. Car en 1995, Wes Craven, déjà quinquagénaire à l’époque, ne croyait pas du tout au potentiel de Scream…
Ce qui allait devenir un néoclassique de l'horreur avait donc tout, il y a 30 ans, de l'énorme coup de bluff. Le grand secret des incontournables du cinéma ?