Safe Campus, 1er outil contre les violences sexistes dans les universités et grandes écoles
Safe Campus, 1er outil contre les violences sexistes dans les universités et grandes écoles
Stop au sexisme, à l'homophobie ou encore au racisme dans les grandes écoles et universités. Marine Dupriez, 27 ans, diplômée de l'EDHEC a lancé avec l'association En avant toutes Safe Campus, une plateforme voulant aider les établissements d'enseignement supérieurs à lutter contre les violences sexistes et sexuelles qui peuvent régner dans les milieux étudiants.

En janvier dernier, plus de 500 anciens étudiants se mobilisaient et accusaient les grandes écoles de sexisme, d'homophobie et de racisme dans une lettre ouverte appelée "Nous aussi". Un combat également mené par Marine Dupriez, 27 ans, diplômée de l'EDHEC, qui s'est engagée avec l'association En Avant Toute(s) en juillet dernier, avant de lancer la plateforme Safe Campus fin 2019.

Safe Campus, contre les violences sexistes dans les universités et grandes écoles

Cette dernière veut offrir des solutions clés-en-main aux établissements d'enseignement supérieur afin de les aider à mettre fin aux violences sexistes et sexuelles qui peuvent régner dans les milieux étudiants. "C'est un dispositif complet que je propose aux établissements d'enseignement supérieur pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Il repose sur trois axes : la sensibilisation des étudiant.es, la formation des encadrant.es et la communication sur le campus.", explique-t-elle aux Echos.

Car si 1 étudiante sur 3 déclare avoir subi au moins un fait de violence dans le cadre de la vie universitaire, elle confie avoir elle-même été victime de sexisme : "J'ai vécu des situations de sexisme en tant qu'étudiante dans une grande école de commerce." Elle explique ne pas s'être rendue compte tout de suite de ce qu'il se passait : "C'est pour cela que je tiens tellement à la prévention : il est crucial de donner aux étudiant.es des outils pour ne plus fermer les yeux sur ce malaise que beaucoup ressentent."

"J'ai trouvé cela fou que personne ne s'occupe de ces problématiques dans le milieu étudiant"

Pour elle, il suffit "de pas grand chose, en termes d'informations, pour éviter des situations de violence qui peuvent marquer à vie. Aider une victime à se dire que ce n'est pas elle, la coupable, c'est déjà énorme ! Et j'ai trouvé cela fou que personne ne s'occupe de ces problématiques dans le milieu étudiant.". Si les établissements se montrent généralement à l'écoute, ils se retrouvent bloqués par des questions de budget : "Cela n'est pas encore la priorité des écoles, notamment en termes de budgets. Par exemple, une des écoles les plus prestigieuses nous a dit être convaincue du bien fondé de la démarche mais n'a toujours pas débloqué le budget nécessaire pour démarrer..."

Safe Campus, 1er outil contre les violences sexistes dans les universités et grandes écoles
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