Parlons peu, mais parlons : objectif de la chaîne ? Etre les Doc et Difool de YouTube
Parlons peu, mais parlons : objectif de la chaîne ? Etre les Doc et Difool de YouTube
Parler librement de la sexualité et d'amour sur YouTube, c'est le pari de Juliette Tresanini et Maud Bettina-Marie, les animatrices de la chaîne "Parlons peu, mais parlons". Et pour cause, le sujet serait encore trop tabou en 2018 et aurait fortement besoin d'être proposé aux plus jeunes.

Les Doc et Difool de YouTube

"Parlons peu, mais parlons" (anciennement Parlons peu, parlons cul) est l'une des chaînes YouTube à succès en France (527 000 abonnés). Il faut dire que Juliette Tresanini et Maud Bettina-Marie, les deux animatrices, ont su trouver un créneau aussi inédit qu'important : la vie sexuelle/romantique au sens large.

Un thème qui peut surprendre au premier abord puisque les deux amies n'hésitent pas à aborder des sujets parfois tabous (les règles, les jeux sexuels, le porno féminin...), mais pourtant nécessaire. Au micro de Paris Match, Juliette Tresanini a ainsi confié voir cette chaîne comme "humaniste" plutôt que "féministe". La raison ? Leurs conseils et anecdotes s'adressent à tout le monde : "Quand on était petites, il y avait Doc et Difool, mais sur Youtube il n'y a rien sur la sexualité. Alors qu'il y a des choses à transmettre, aux filles comme aux garçons. Par exemple, mes petits cousins croyaient que pour mieux se protéger, il fallait mettre deux préservatifs... Véridique !"

Mission ? "Envoyer bouler les diktats"

Et comme nous le confiait récemment la comédienne en interview, la chaîne ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Au contraire, Parlons peu, mais parlons va tout faire pour "envoyer bouler les diktats, qu'ils soient masculins ou féminins". Résultat, le duo abordera prochainement "la contraception, masculine et féminine, le vaginisme, l'évolution à travers les âges de la place de la femme qui a évolué depuis les années 50, les problèmes des hommes, cette pression qu'il y a sur le virilité absolue. On défend autant les hommes que les femmes et c'est difficile d'être un garçon de nos jours. Il y a des critères qui mettent beaucoup de pression sur les hommes (l'argent, la réussite, le pouvoir, etc.) et certains ne s'y retrouvent plus du tout là-dedans."

Oui, si Juliette Tresanini dévoile à Paris Match rêver de cinéma : "J'aimerais faire un film d'auteur, avec Michel Hazanavicius ou Emmanuelle Bercot ou Maïwenn ou les frères Dardenne... J'ai plus une nature de comédie, mais j'aimerais jouer des drames", la Doc de YouTube a encore un bel avenir sur la plateforme.

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