Juliette Tresanini
Juliette Tresanini
A l'occasion de la journée de la femme ce jeudi 8 mars 2018, Martin, sexe faible fait son grand retour sur Youtube pour une nouvelle saison. Parmi les acteurs et réalisateurs de cette web-série, on retrouve Juliette Tresanini, également au casting de Parlons peu, parlons bien sur la plateforme, ou encore de Demain nous appartient sur TF1. Elle s'est confiée dans une interview accordée à Purebreak.

Purebreak : "Martin sexe faible" est de retour ce jeudi 8 mars à 18h sur Youtube pour une nouvelle saison. Qui verra-t-on dans la web-série ?

Juliette : On pourra retrouver Justine Le Pottier et Seb La Frite. Je suis trop fière et contente de cette série, déjà parce que je réalise, et puis surtout parce qu'elle parle d'un monde inversé. Martin vit dans un monde où les femmes ont le pouvoir. Plein de super guests ont accepté : y'a Jérémie Nadeau, Audrey Pirault, Jhon Rachid. Il va y avoir plein de personnages intéressants et plein de nouveautés.

"On va réorienter la série"

Quelles nouveautés ?

On ne pouvait pas passer à côté de ce qui s'est passé (ndlr : affaire Weinstein, #balancetonporc, etc.) donc on va réorienter la série sur l'ambition professionnelle et la pression qu'a Martin au quotidien. Et puis, surtout, il va arrêter d'être passif. Il va vraiment se lâcher et c'est ça qui est bon pour son personnage.

Le harcèlement est un sujet que tu as beaucoup traité sur Youtube...

C'est un sujet dont on a parlé récemment avec avec Maud dans une vidéo avec Jhon Rachid et Audrey Pirault. On a ausi parlé du slut shaming récemment avec Jérémie Déthelot, qui est le fait de juger une femme sur la façon dont elle se comporte ou s'habille... On est toujours là pour essayer de défendre les droits de la femme et de l'homme.

Tu es aussi sur la chaîne Youtube Parlons peu mais parlons cul, qui est d'ailleurs devenue Parlons peu mais parlons. Pourquoi ?

On a été très à l'écoute de notre communauté qui nous disait qu'ils adoraient l'émission mais qu'ils étaient parfois un peu gênés de la recommander, d'en parler ou de s'abonner parce que, si on voyait le mot "cul", peut-être que quelqu'un de leur entourage ne comprendrait pas spécialement qu'il s'agit en fait de prévention, de conseils, etc.. Tout comme pour le livre, qu'on nous a demandé d'appeler "Parlons peu, mais parlons culture", on a voulu enlever cette gêne. Nous on l'assumait totalement, on le trouvait drôle et ça ne nous posait pas de problème mais quand tu as 15-20 messages par semaine en nous demandant de changer le titre, on l'a fait. Faut aussi écouter sa communauté, comme pour les sujets dont on parle. Ça sert à ça aussi Youtube, à avoir un rapport direct avec sa communauté pour pouvoir s'adapter et aussi lui faire plaisir de temps en temps.

"On défend autant les hommes que les femmes"

Quels sont les prochains problèmes dont vous allez parler ?

On va parler de contraception, masculine et féminine, de vaginisme, de l'évolution à travers les âges de la place de la femme qui a évolué depuis les années 50, des problèmes des hommes, de cette pression qu'il y a sur le virilité absolue. On défend autant les hommes que les femmes et c'est difficile d'être un garçon de nos jours. Il y a des critères qui mettent beaucoup de pression sur les hommes (l'argent, la réussite, le pouvoir, etc.) et certains ne s'y retrouvent plus du tout là-dedans. En fait, il faut envoyer bouler les diktats, qu'ils soient masculins ou féminins... mais ça va être drôle ! On essaie toujours d'y mettre de l'humour.

Tu es aussi dans Demain nous appartient, sur TF1. Pas trop dur de gérer le rythme, entre DNA, Parlons peu, mais parlons, Martin, sexe faible, etc. ?

Ouais mais c'est génial ! Tout se nourrit finalement et oui, j'arrive à tenir. Il y a des gens qui bossent plus que moi et, surtout, j'aime tellement mon métier ! Quand j'entendais Christine Angot qui disait que c'était un échec d'être artiste, que c'était un plan B, ça me fait rire parce que j'ai un bac+5 en économie et gestion, j'avais un poste de RH dans une grosse boîte de luxe et que, au contraire, c'était un peu ça mon échec. J'ai tout envoyé bouler pour faire ce que j'aimais vraiment et ce qui, pour moi, était une réussite parce que c'était en accord avec moi-même ! Y'a plein d'artistes qui ont Bac+5 qui auraient pu être avocats ou médecins.

Bientôt au cinéma !

Quels sont tes projets ?

J'ai la chance d'avoir un joli rôle dans "Dream Girl", film d'une réalisatrice franco-australienne qui s'appelle Joséphine Makeras. Il est en phase de montage, j'ai déjà vu des images et ça risque d'être hyper prometteur. Je pense qu'il va partir pour le Festival de Toronto donc j'y crois beaucoup. Ça parle de prostitution mais c'est surtout une histoire de femmes en fait.

Propos recueillis par Marion Poulle. Contenu exclusif. Ne pas reproduire sans citer PureBreak.com.

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