En 2023, Takashi Yamazaki mettait le Japon à ses pieds (mais pas seulement) avec son nouveau film : Godzilla Minus One. 37ème film de la franchise, ce projet produit par Tōhō Studios et Robot Communications l'a tout simplement ravivée avec une mise en scène épique portée par des scènes d'action spectaculaires et des effets spéciaux bluffants.
Résultat ? Doté d'une note moyenne de 99% sur Rotten Tomatoes, cette nouvelle immersion dans l'univers de Godzilla est également devenu son plus gros succès de l'histoire avec 116 millions de dollars de recettes engrangées au box-office mondial. Mais ce n'est pas tout, il est également reparti avec l'Oscar des meilleurs effets visuels en 2024, ce qui a fait la fierté de tout un pays.
Bonne nouvelle, alors qu'une suite intitulée Godzilla Minus Zero est attendue dans les salles obscures le 3 novembre 2026, c'est Minus One qui vient de débarquer sur Netflix. Et pas de n'importe quelle façon. Au contraire, comme on peut le découvrir sur la plateforme de streaming, deux versions du même film sont proposées : une version en couleurs et une autre en noir et blanc.
Un choix étonnant mais totalement assumé par Takashi Yamazaki qui, au micro de The Wrap, a révélé qu'il avait lui-même demandé à son équipe, durant la post-production, de travailler sérieusement sur une telle version. Il ne s'agit donc pas d'un simple filtre, mais d'un véritable travail sur l'image afin de faire trembler davantage le public.
Le Godzilla originel de 1954 est, bien sûr, en noir et blanc. C'est ce qui a suscité notre curiosité : à quoi ressemblerait un film Godzilla réalisé avec les technologies modernes, toujours en noir et blanc ? Cependant, la simple suppression de la couleur n’aurait pas suffi à susciter l’émotion que nous recherchions chez le spectateur. C’est pourquoi nous avons fait appel aux étalonneurs pour qu'ils masquent manuellement différentes parties de chaque plan, en ajustant le contraste, au lieu de simplement supprimer la couleur. Ce procédé donne au film l’aspect d’une composition réalisée par un photographe professionnel.
Pour nous, l'absence de couleur renforce en quelque sorte le réalisme, donnant presque l'impression d'un documentaire et faisant croire au public que Godzilla existe réellement. [Cette version du film est] bien plus terrifiante que Godzilla Minus One en couleur ; même les membres de l'équipe qui y travaillaient en avaient la chair de poule… Car, à bien des égards, on a vraiment l'impression de regarder un film différent.
A vous désormais de faire votre choix vis-à-vis de ces deux versions même si, à la rédac, on ne peut que vous conseiller de donner une chance à la version en noir et blanc.
Godzilla Minus One se déroule dans le Japon dévasté de l’après-Seconde Guerre mondiale. Un ancien pilote kamikaze, rongé par la culpabilité d’avoir survécu à la guerre, tente de reconstruire sa vie. Mais l’apparition de Godzilla plonge le pays déjà meurtri dans une nouvelle catastrophe. Des civils ordinaires vont alors devoir trouver le courage de se battre pour survivre face à une menace monstrueuse.
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