Le 1er février, un bébé est mort in utero à Paris. Les parents accusent la saturation de la maternité de Port-Royal, dans laquelle devait avoir lieu l'accouchement. Une tripe enquête, médicale, administrative et judiciaire, a été ouverte pour en savoir plus les circonstances du décès. En attendant, la polémique enfle,

Le 1er février, un bébé est mort in utero à Paris. Les parents accusent la saturation de la maternité de Port-Royal, dans laquelle devait avoir lieu l'accouchement. Une triple enquête, médicale, administrative et judiciaire, a été ouverte pour en savoir plus les circonstances du décès. En attendant, la polémique enfle, rallumant le débat sur le manque de personnels en milieu hospitalier.

Il n'y a pas que le mariage gay à avoir fait l'actualité ce week-end. Si le vote de l'article 1 de la loi du mariage pour tous et la nuit blanche des députés a fait beaucoup de bruit, un autre sujet a ému tous les Français. Une mère, dont l'accouchement jugé à risque était programmé le jour-même, a été renvoyée chez elle par par le personnel de la maternité. Quelques heures plus tard, son bébé est mort in utero.

La faute à une maternité "débordée" ?
La maternité de Port-Royal (14e arrondissement) à Paris est une des plus réputées et des plus prestigieuses de France et même d'Europe. Mais voilà qu'elle est depuis quelques jours au coeur d'une polémique. Le jeune papa a porté plainte contre la maternité pour "homicide involontaire par négligence". Interrogé par Le Parisien, il déplore : "Un bébé ne doit pas mourir à Paris en 2013 faute de place à l'hôpital". Les parents accusent la maternité et son service "débordé" alors même qu'ils ont alerté les médecins sur le fait que le bébé "ne bougeait pas beaucoup".

Une "enquête exceptionnelle"
La ministre de la Santé Marisol Touraine a demandé qu'une "enquête exceptionnelle" soit ouverte. Une triple enquête médicale, administrative et judiciaire est menée pour découvrir les causes du décès de ce bébé : négligence, manque de lits ou manque de personnels à la maternité ?

La polémique enfle
Dominique Cabrol, patron de la maternité, a reconnu que le service se trouvait bien dans une situation de "saturation totale" ce jour-là. Il y a déjà un an, les syndicats dénonçaient le sous-effectif au sein de l'établissement. Cet accident serait donc la triste conséquence des suppressions de poste et restructurations à tout va ? Des premiers éléments de réponse devraient être donnés ce soir. Rappelons que, selon le rapport Euro-Peristat de 2008, la France avait en 2004 le taux de mortalité avant la naissance le plus élevé d'Europe...

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