Netflix vient d'ajouter à son catalogue l'une de mes séries de science-fiction préférées de tous les temps, au moment même où l'on célèbre le dixième anniversaire de la diffusion de son dernier épisode. Je parle de Person of Interest, un thriller qui, sous des airs de série policière classique, a fini par se forger une mythologie extraordinaire et devenir une œuvre incontournable.
L'intrigue de Person of Interest repose sur une machine capable de prédire les crimes futurs, sans toutefois identifier le rôle précis que jouera la personne concernée. Un millionnaire excentrique s'allie alors à un ancien agent de la CIA, devenu sans-abri, afin de bâtir une société meilleure. Bien évidemment, les choses se révèlent nettement plus complexes au fil du temps.
Cette série est née à une époque où le genre était encore dominé par les chaînes nationales, quand les saisons comptaient alors plus de 20 épisodes. Je ne vais pas vous mentir, le début de Person of Interest peut être un peu difficile à appréhender, car il s'agit principalement d'épisodes indépendants qui ne donnent pas l'impression d'avoir un véritable univers autour.
Pourtant, même durant cette introduction, les prémices de ce qui deviendra plus tard quelque chose de bien plus important se mettent lentement en place. Le fait que Jonathan Nolan (oui oui, l'homme derrière Westworld ou Fallout) soit aux commandes est d'ailleurs un gage de qualité rassurant pour la suite.
Initialement construite autour du trio composé de Jim Caviezel, Michael Emerson et Taraji P. Henson , la série s'est par la suite étoffée avec les arrivées d'Amy Acker et de Sarah Sashi, sans oublier l'apparition d'un chien attachant, ni le fait que le personnage de Kevin Chapman a fini par obtenir une plus grande importance.
Les relations entre ces personnages sont primordiales, car l'équipe de Person of Interest sait tirer le meilleur de chacun d'eux. Personnellement, j'étais particulièrement sceptique quant à Caviezel, mais la série parvient rapidement à le mettre en valeur, et il apporte à son personnage de John Reese tout ce dont il a besoin pour servir de contrepoids. Même si Reese n'est pas aussi brillant dans les moments purement dramatiques, la série serait incomplète sans lui.
À tout cela, il faut ajouter une évolution brillante qui permet à Person of Interest d'aborder pleinement les dilemmes liés à l' intelligence artificielle, d'autant plus préoccupants aujourd'hui. Bien sûr, l'objectif premier est de divertir le spectateur, mais la série ambitionne toujours d'aller au-delà. C'est d'ailleurs, je crois, l'une des raisons pour lesquelles elle est plus réussie que Westworld, tant son propos parait plus abouti et maitrisé.
Je sais que 103 épisodes répartis sur cinq saisons, ça peut paraître énorme, surtout pour une série tout droit sortie d'une autre époque. Personnellement, je trouve qu'elle prend véritablement son envol à partir de l'épisode 7, là où la fin de la première saison retourne complètement notre cerveau. Elle trouve ensuite son rythme de croisière dans la deuxième saison, et à partir de la troisième, elle est tout simplement géniale.
J'espère vraiment que son arrivée sur Netflix lui permettra de toucher un public plus large en France, car sa diffusion sur TF1 n'a pas vraiment suscité l'engouement qu'elle méritait. Et pour une fois qu'une série avec un si gros concept réussi parfaitement sa fin, ce serait dommage de passer à côté. Je n'exagère pas en disant que chaque épisode recèle au moins un détail pertinent qui rend la série agréable à regarder et nous rappelle pourquoi on aime les séries avec autant d'épisodes !
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