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J'ai vu Katseye en concert hier soir à Paris : c'était franchement nul mais j'ai adoré
Publié le 10 septembre 2026 à 17:47
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Le girls band Katseye était en concert hier soir à l'Accor Arena de Paris. Avec deux membres en moins, le groupe a-t-il été à la hauteur du phénomène ? J'y étais et j'y allais vraiment à reculons...
Les Katseye ont donné un concert très réussi à l'Accor Arena de Paris hier soir

Pour être honnête, je craignais le pire pour le premier concert de Katseye en France. Créé en 2023, après une formation intensive inspirée de la k-pop et documentée dans une émission de télé dispo sur Netflix, le girls band américain a connu des débuts explosifs en 2025 grâce à Gabriela

Une hype qui s'est cristallisée en France avec l'aide des réseaux sociaux et d'une promo puissante (NRJ Music Awards et Star Academy). Aujourd'hui, Katseye c'est presque 5 milliards de streams sur Spotify !

Mais en live, ça donne quoi ? Hier soir, les quatre membres de Katseye (elles étaient six au départ) ont pu se rendre compte de leur impact phénoménal sur la jeune génération lors de leur passage à l'Accor Arena avec leur WILDWORLD TOUR. Premier choc : le public du groupe est composé à 90% de jeunes filles de 8-10 ans. Rarement, les murs de Bercy ont autant vibré à chaque apparition ou mouvement lascif des chanteuses. 

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On ne va pas se mentir, les chansons de Katseye sont un savant mélange de K-Pop et de sonorités du monde (flamenco, funk brésilienne ou techno), avec des prods peu subtiles et des paroles hyper simplistes, sans doute créées grâce à l'intelligence artificielle. En clair, le niveau 0 de la musique

Mais quand le show commence à 20h30 tapantes, nouvelle claque. Les 20.000 fans exultent, stick lumineux en main, alors que résonnent les premières notes de Hootie Frutti. La chanson est atroce, répétitive et abrutissante, mais ça sonne étrangement bien, d'autant que les quatre artistes l'incarnent à merveille et que la mise en scène, éblouissante au sens premier du terme, enfonce le clou. En clair : les Katseye ne sont pas venues faire de la figuration et on se laisse prendre au jeu tout de suite. 

Pendant 1h30, Daniela, Lara, Megan et Yoonchae, entourée de dix danseurs, enchaînent les chorégraphies TikTok, tour à tour simplistes et (très) suggestives, autant que les hits, d'Internet Girl à Gameboy en passant par Animal. Sur les écrans géants, les visuels ne volent pas haut entre des illus de jeux vidéo, de konbini ou d'écrans de trading. Le fil rouge du concert ? Un braquage opéré par le girls band, découpé en plusieurs interludes vidéos. Quelle originalité ! On souffle. 

Sophia absente mais présente quand même

Sauf que l'investissement des quatre artistes et l'engouement du public balaient tous les défauts. Vocalement, le playback et les bandes de soutien sont omniprésents, alors que les passages qui devaient être assurés par la leader Sophia, qui a planté la tournée juste avant le lancement, restent étrangement vides. C'est dur. Sur les écrans aussi, les visuels n'ont pas pu être retournés, alors elle apparait, sous les cris hystériques du jeune public. 

Mais Daniela, Lara, Megan et Yoonchae se donnent corps et âme pour combler les lacunes flagrantes du show. Malgré une complicité inexistante, elles ne s'économisent jamais, offrent des acrobaties impressionnantes, et multiplient les interactions avec les fans dans la fosse, allant même jusqu'à prendre les smartphones de certains pour se filmer. Proximité 10/10 !

Un show réussi malgré de grosses lacunes

N'ayant que trois EP à leur actif, les Katseye rusent en jouant les prolongations sur les titres les plus forts de sa courte discographie. Interprété en plein milieu du show, l'énorme tube Gabriela devance l'entêtant Pinky Up. Le premier est introduit par un moment fort où Daniela choisit un fan pour lui apprendre la chorégraphie, avant d'offrir une performance endiablée avec la troupe de danseurs, et que les autres la rejoignent. Elles convoquent ensuite une atmosphère latine, robes de flamenco autour de la taille, pour une séquence très réussie. 

Pour Pinky Up, elles poussent le curseur de rave party en passant derrière les platines dans un déluge de lasers. Proposer ça à un public très jeune, c'est audacieux.

Vous l'aurez compris, niveau créativité et musicalité, on repassera, mais avec leur gros show à l'américaine et leur talent indéniable, les Katseye ont fait taire nos préjugés. Et c'est déjà un exploit !

Par Julien Gonçalves | Rédacteur en chef
De l'ado fan de clips au rédacteur en chef de Purecharts puis de VOLUM, Julien a fait de la pop son terrain de jeu. Expert de la scène française, il décrypte aujourd'hui les tubes qu'il collectionnait enfant.
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Mots clés
MUSIQUE K-Pop