Michael Jackson côté pile et face. Alors que le biopic Michael vient de franchir les 5 millions d'entrées en France et frôle les 900 millions de dollars de recettes mondiales, Netflix surfe sur la vague. Depuis ce mercredi 4 juin, la plateforme de streaming propose Michael Jackson : le verdict, un documentaire revenant sur les accusations de pédophilie qui ont visé le chanteur et son procès ultra médiatisé dont il a été acquitté en 2005.
Réalisé par Nick Green, le film fait parler de nombreux acteurs du procès, de l'accusation comme de la défense, comme des avocats, des jurés ou des proches de la star. Si les inconditionnels de Michael Jackson n'apprendront peut-être pas grand chose sur ce pan controversé de sa carrière, le documentaire évoque quelques côtés sordides de l'affaire comme le fait que l'artiste aurait possédé des magazines pornographiques et commandé des cassettes de vidéos montrant des jeunes garçons nus.
Un documentaire qui fait polémique et qui suscite la gronde des fans de Michael Jackson. Beaucoup ont appelé au boycott du film, qui ne reçoit que 7% d'avis positifs de la part du public sur l'agrégateur Rotten Tomatoes. Et fait aujourd'hui sortir du silence des proches de Michael Jackson, lassés de voir le Roi de la Pop encore trainé dans la boue, même 17 ans après sa disparition.
Parmi eux, John Branca prend la parole. Sur Instagram, l'ancien avocat de la star dénonce la sortie d'un "documentaire aussi minable sur un procès où Michael a été acquitté à l'unanimité".
"Honte à Netflix" s'emporte celui qui est l'un des co-exécutaires testamentaires de l'icône et le coproducteur du biopic Michael : "Honte à Ted Sarandos et Nicole Avant d'avoir produit une telle ineptie". À l'instar de la famille Jackson, qui dénonçait une forme de racisme autour du procès, Jon Branca pointe également du doigt les jurés choisis pour cette affaire : "Le jury qui a déclaré Michael innocent était composé de militaires, d'un directeur d'école, de travailleurs sociaux, de victimes d'agressions sexuelles par leur propre famille, et d'autres personnes, toutes blanches et plutôt conservatrices".
Dénonçant la "piètre qualité" de Netflix qui, selon lui, "tente de profiter de la notoriété de Michael", John Branca se réjouit néanmoins de l'accueil mitigé du documentaire : "Le faible taux d'approbation du public est tout à fait justifié. Je suis ravi d'apprendre que les téléspectateurs boycottent Netflix".
Invité de l'émission de Piers Morgan Uncensored, John Branca a tenu à mettre les choses au clair sur la nécessité d'un tel documentaire :
"Le jury a délibéré pendant huit jours, ils ont vu et entendu des témoignages durant cinq mois. Ils étaient au procès cinq jours par semaine. Ils l'ont jugé innocent sur tous les chefs d'accusations, majeurs comme mineurs. 14 fois, ils ont dit "non coupable". Donc pourquoi a-t-on besoin d'un documentaire sur cela ? Ce n'est pas nécessaire".
Également très impliqué pour la défense de son oncle sur les réseaux sociaux, Taj Jackson a remercié les fans qui "luttent contre les fausses allégations et les mensonges depuis des décennies" :
Nous avons combattu côte à côte à maintes reprises. Et nous portons encore les stigmates de ces batailles pour le prouver. Sachez que vous aurez toujours mon plus profond respect et ma plus grande reconnaissance. C'est facile d'être présent pour quelqu'un quand tout va bien. Mais quand les choses se compliquent et qu'il a vraiment besoin de vous, "Serez-vous là ?" [en référence à la chanson Will You Be There de Michael Jackson, ndlr]. Ma réponse a toujours été oui pour mon oncle Michael. Et elle le sera toujours.
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