Venue parler de l'urgence écologique à l'Assemblée nationale aujourd'hui, Greta Thunberg a évoqué plusieurs problèmes comme le budget carbonne et le point de non retour en matière de réchauffement climatique. Voilà les points à retenir de son discours.

Sa réponse aux députés

Ce mardi 23 juillet 2019, Greta Thunberg est venue dans la salle Victor Hugo, à l'Assemblée nationale, à Paris. La militante suédoise a ainsi participé au débat "Répondre à l'urgence climatique : regards croisés entre la jeunesse, les politiques et les scientifiques", avant de prononcer un discours. Des déclarations retransmises en direct sur la chaîne LCP Assemblée nationale (La Chaîne Parlementaire). Ce qu'il faut en retenir, c'est d'abord sa réponse aux députés qui ne voulaient pas d'elle dans l'hémicycle. Non sans un grand sens de l'humour, l'activiste écolo a expliqué : "Certaines personnes ont choisi de ne pas nous écouter. Ce n'est pas grave, après tout nous ne sommes que des enfants". "Par contre, vous avez le devoir d'écouter les scientifiques" a-t-elle ajouté.

Rappelant qu'elle se base sur de réels rapports scientifiques lorsqu'elle sort des chiffres concernant le réchauffement climatique, Greta Thunberg a aussi répondu à ses détracteurs : "Simplement parce que nous citons les faits scientifiques, nous sommes l'objet de haines et de menaces ! Des élus, des chefs d'entreprise, des journalistes racontent des mensonges sur ce que nous faisons...".

Le vote CETA

L'ado qui a été invitée à l'Assemblée nationale par le collectif transpartisan pour le climat "Accélérons" a également été interrogée sur sa position sur la ratification du traité de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA). "Je n'ai aucune opinion par rapport à ce vote, je suis venue parce que l'on m'a invitée tout simplement" a-t-elle assuré à propos du projet de loi controversé qui a finalement été ratifié aujourd'hui (266 députés ont voté pour et 213 contre).

"Je suis convaincue que le plus grand danger ce n'est pas le fait d'être inactif. Le plus gros danger c'est lorsque les entreprises, les politiques, font semblant d'agir alors que rien n'est fait, sauf de belles campagnes de communication" avait précisé Greta Thunberg.

D'ici 2030, il n'y aura plus de retour possible en arrière

"Il n'y a pas de juste-milieu quand on parle de l'urgence climatique et écologique" a aussi répété la lycéenne qui est à l'origine des FridaysForFuture. Cependant, il y a une "bonne nouvelle" : "Comme l'ont dit quelques personnes, le monde ne va pas arriver à sa fin d'ici 11 ans".

En revanche, la (très) mauvaise nouvelle c'est que "d'ici 2030, si nous ne faisons rien, nous serons très vraisemblablement dans une position où nous aurons passé plusieurs points de basculement et nous ne serons plus en mesure de revenir en arrière sur le changement climatique".

Pour éviter cette catastrophe sur le plan écologique qui nous pend au nez dans 11 ans, il faut donc "rester en dessous des 1,5 degré d'augmentation de la température", dont nous sommes loin.

Le budget carbone

Citant le rapport du GIEC "dont dépend l'avenir de notre civilisation" a-t-elle souligné, Greta Thunberg a évoqué le problème du budget carbone. "Le budget carbone qui nous reste sera complètement épuisé d'ici huit ans et demi. Ces chiffres sont incontestables" a-t-elle indiqué, n'hésitant pas à lancer au passage une pique aux députés : "Peut-être n'êtes-vous pas suffisamment mûrs pour accepter ce rapport ?".

"Il est nécessaire que les pays les plus riches arrivent rapidement à un niveau de zéro émission pour que les pays les plus pauvres puissent construire les infrastructures que nous avons déjà" a-t-elle ainsi détaillé, "Depuis que j'ai commencé à vous parler, le monde vient d'émettre près de 800.000 tonnes de CO2". Des chiffres alarmants.

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