Dans la course au vaccin contre la Covid19, la Russie aurait-elle gagné ? Ce mardi 11 août 2020, Vldimir Poutine a annoncé que, "pour la première fois au monde, un vaccin contre le nouveau coronavirus a été enregistré" et que l'une de ses filles l'a même testé. Alors que la Russie prévoit une mise en circulation dès le 1er janvier 2021, l'OMS s'inquiète d'une telle rapidité.

Le coronavirus est toujours là. Alors que le nombre de cas repart sérieusement à la hausse en France, l'exécutif envisage 4 scénarios possibles, dont le reconfinement généralisé, et les mesures se durcissent. Peu de temps après qu'Emmanuel Macron ait annoncé l'obligation de porter le masque dans les lieux publics clos, de plus en plus de villes étendent cette obligation à l'extérieur. Mais où en est la recherche d'un vaccin ? Alors que la course entre la France, où les essais cliniques se multiplient, les Etats-Unis, et d'autres pays bat son plein, la Russie aurait-elle pris une longueur d'avance ?

Un vaccin anti covid-19 trouvé par la Russie

Vladimir Poutine a annoncé ce mardi 11 août 2020 lors d'une vidéo-conférence qu'un "premier vaccin" avait été développé par l'Institut Gamaleya basé à Moscou (en Russie) : "Ce matin, pour la première fois au monde, un vaccin contre le nouveau coronavirus a été enregistré". Le Président russe assure : "Je sais qu'il est assez efficace, qu'il donne une immunité durable". Il a confié que l'une de ses filles avait même testé ce vaccin. Résultat : elle n'a eu qu'un peu de température suite aux injections et se sent mieux aujourd'hui.

L'OMS inquiète

Alors que la Russie s'apprête à mettre ce vaccin en circulation le 1er janvier 2021, la rapidité de développement de celui-ci inquiète l'OMS, qui craint que les protocoles et réglementations en vigueur dans le développement d'un vaccin anti Covid-19 ne soient pas respectés. "Tout vaccin et tout médicament à cette fin doivent bien sûr être soumis à tous les différents essais et tests avant d'être homologués pour leur déploiement", a rappelé Christian Lindmeier, porte-parole de l'Organisation Mondiale de la Santé. Le but : s'assurer que le vaccin soit réellement efficace et sûr, "s'assurer que nous savons contre quoi le vaccin agit, qui il peut aider et, bien sûr, également s'il a des effets secondaires négatifs, si les effets secondaires médicaux sont plus importants que le bénéfice réel".

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