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Dans Bad GrandPa, au cinéma ce mercredi 11 décembre 2013, Johnny Knoxville se transforme en papy trash de 86 ans. L'occasion pour le Jackass de 42 ans de piéger les Américains à coups de caméras cachées. A Paris pour la promo du film déjanté, l'acteur casse-cou s'est confié à Purebreak. Rencontre.

Comédie déjantée de cette fin d'année 2013, Bad GrandPa raconte l'histoire d'Irving Zisman, un papy trash de 86 ans obligé de traverser les Etats-Unis avec son petit-fils de 8 ans, Billy. Dans la peau du vieillard pas comme les autres ? Johnny Knoxville. Métamorphosé, l'Américain de 42 ans s'éclate en caméra cachée. De passage à Paris pour présenter son dernier délire au public français, le Jackass a rencontré Purebreak pour parler de ses longues heures de maquillage pour devenir Irving, ou encore de la possibilité d'un Bad GrandPa 2.

Purebreak : Irving Zisman est un personnage bien connu de l'univers Jackass. Pourquoi avoir décidé de lui consacrer un film ?

Johnny Knoxville : Quand je me déguise en Irving, je peux à nouveau piéger le public. Je ne peux plus faire ça quand je reste moi-même. Me glisser dans la peau d'Irving me donne de la liberté. En plus, on a trouvé un moyen de faire tout un film avec lui, et de raconter une histoire.

As-tu rencontré un BadGrandPa qui a inspiré ce personnage ?

Irving est à la fois inspiré de mon père et de moi-même. Bad GrandPa, c'est moi en plus tordu. Mais pour ce personnage, j'utilise surtout de nombreuses expressions de mon père. C'est un mélange.

Tu te faisais maquiller de longues heures par jour pour devenir Irving. Le tournage est-il resté amusant pour toi ?

Oh oui. On adore ça. Nous formons la même équipe depuis des années, depuis le premier Jackass. Nous voyageons tout le temps ensemble. Oui, c'est très amusant à tourner. Stressant mais amusant.

Le maquillage n'a pas été un cauchemar pour toi ?

Au début du tournage, je redoutais le maquillage. Les semaines qui ont précédé le tournage du film, j'étais vraiment mécontent de devoir passer trois heures face à la maquilleuse. Le premier jour, on a tourné un canular sur un terrain de golf, et comme ils ouvraient tôt, j'ai dû me réveiller à 4 heure du matin et m'asseoir sur une chaise pendant trois heures. J'étais tellement énervé (rires). Mais en réalité, j'étais surtout inquiet qu'on filme pendant 2 mois et qu'à la fin, on n'ait aucune image à exploiter.

Tu avais peur que les canulars ne fonctionnent pas ?

C'était ma peur. Mais dès le premier jour, on a eu plein de supers images. Alors je me suis calmé et j'ai utilisé les heures de maquillage pour écrire, me demander ce qu'on allait tourner. Ces heures de maquillage ont fini par devenir un avantage plutôt qu'un inconvénient.

"Soit je vais revenir avec des images en or, soit je vais me faire tirer dessus"

Pour la première fois dans un film Jacksass, il y a de la fiction. C'était facile d'imaginer des canulars qui s'intégreraient dans une histoire ?

Nous avons écrit pendant une bonne année avant de commencer le tournage. Mais nous avons aussi écrit tout le long du tournage. Mais non, ce n'était pas facile de trouver les bons canulars (rires). C'était très dur de mélanger de la fiction et des canulars. Au début, nous avions une idée assez large de ce que nous voulions filmé. Nous savions que le canular de l'enterrement serait au début du film et nous savions qu'à la fin, il y aurait la séquence où je ramène Billy à son père. Mais après nos deux premiers voyages, j'étais perdu... "est-ce que ça va au début du film ? au milieu ?" Ca a rendu le processus compliqué. Alors après trois mois de tournage, on a tout arrêté pendant un mois. Spike Jonze a suggéré qu'on prenne ce temps-là pour tout lier. C'était plus simple après. Pas beaucoup plus simple, mais un peu plus clair.

Tu as un canular préféré dans le film ?

Oui ! Je dirais que le concours de Miss est l'une des séquences les plus drôles qu'on ait jamais tournées, tout comme la scène dans le strip-club.

Pendant le tournage, tu t'es rendu compte du potentiel comique de ces canulars ?

Dès le tournage, j'ai su que le canular dans le strip-club valait de l'or. Tout le monde était tellement excité. Avant d'y aller, je me suis dit, "soit je vais revenir avec des images en or, soit je vais me faire tirer dessus". Peu importe le résultat, l'équipe était heureuse. En ce qui concerne le concours de Miss, je me suis rendu que ça se passait super bien. Mais je ne pouvais pas voir la réaction de tout le monde, alors je ne savais pas vraiment quelles images on avait réussi à filmer.

Le film a été un énorme succès aux Etats-Unis. Une suite dans les cartons ?

Pour l'instant, nous n'avons pas prévu de Bad GrandPa 2. Je pense que nous pourrions tourner une suite, mais le tournage prendrait plus de temps parce que les gens vont nous reconnaître, reconnaître les personnages. En même temps, l'échec est une grosse part de ces films Jackass.... Et quand tu pièges le public, il faut filmer jusqu'à ce que tu aies les bonnes images. Parfois, tu n'auras jamais ce que tu veux. Parfois, les canulars ne fonctionnent juste pas. Mais si tu ne rates pas, c'est que tu n'essayes pas assez.

Johnny Knoxville
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