Après deux mois et demi passés à subir des vagues caniculaires durant l'été, l'automne n'est pas encore arrivé que l'on affronte déjà les premières tempêtes. A croire que les Mayas avaient finalement raison : 2012 a véritablement marqué le début de la fin de notre civilisation.
Et justement, si vous aimez les films catastrophes irrespirables où l'humanité est menacée, l'un des meilleurs films du genre de ces dernières années vient de débarquer en streaming. Ce vendredi 28 août 2026, MyCanal a ajouté Greenland 2 : Migration de Ric Roman Waugh, suite du film de 2020, Greenland : Le dernier refuge.
Toujours portée par Gerard Butler, qui est devenu le spécialiste du genre, l'histoire reprend cinq ans après la catastrophe qui a dévasté la Terre. La famille Garrity doit quitter son bunker devenu inhabitable au Groenland. Ils entreprennent un périlleux voyage à travers une Europe en ruines, ravagée par les radiations et le chaos. Entre catastrophes naturelles, survivants hostiles et espoir d'un refuge, leur quête devient une lutte pour l'avenir.
Un film de survie post-apocalyptique aussi intense que spectaculaire à suivre, qui s'est également révélé éprouvant à vivre au quotidien pour ses acteurs. Et en particulier Butler. Au détour d'une interview accordée à Space, le comédien a rappelé combien ces films jouaient fortement avec le mental des équipes.
"Pour faire ce genre de films, il faut venir armé d'une certaine quantité de résilience. Et puis, au fil des années, on développe cette résilience. On sait qu'on va en baver. On sait que chaque jour est un marathon. On va se blesser, et il va falloir faire continuer à travailler malgré la douleur. Ça fait partie du métier, et bizarrement, plus le défi est grand, plus il vous aide à jouer, car il rend votre performance plus convaincante."
Un mal pour un bien, donc ? Oui… et non. Certes, la crédibilité s'en ressent à l'écran, mais le moral des acteurs en prend un coup. Et pour la première fois de sa carrière, Gerard Butler - désormais âgé de 56 ans, a souffert plus que de raison. Entre le poids des années, l'enchaînement des projets et l'intensité de ce tournage, il était à deux doigts… de tout abandonner sur le plateau de Greenland 2.
"Ce film a été particulièrement difficile, car il participait à cet enchainement de cinq films tournés coup sur coup, dont trois gros. Juste avant "Migration", j'avais tourné "Dragons", où je portais un costume de 40 kilos, et j'étais déjà bien KO après ça. J'aurais aimé pouvoir faire "Greenland 2" au début. Franchement, à mi-chemin, j'étais à bout. J'étais exténué, au bord du burn-out."
Pour autant, il ne regrette pas l'aventure. Après tout, Gerard Butler sait tirer le positif de telles conditions de tournage et même s'il en est ressorti épuisé, il est persuadé que son corps le remerciera plus tard : "Les films sont souvent ce qui nous permet de garder l'esprit vif, le cœur en éveil, de maintenir notre énergie et notre forme physique, autant qu'une séance de sport".