Après les gilets jaunes, les stylos rouges ? Des professeurs se mobilisent
Après les gilets jaunes, les stylos rouges ? Des professeurs se mobilisent
Les Français continuent de faire entendre leurs voix. Après le mouvement des gilets jaunes, c'est à celui des stylos rouges qui fait désormais la Une de la presse hexagonale. Qui sont-ils ? Des enseignants. Et ils ont plusieurs revendications qu'ils ont fait savoir sur un groupe Facebook aux membres de plus en plus nombreux.

Un mouvement citoyen

Il y a eu les gilets jaunes, les blocus des lycéens, la colère des profs contre les violences avec le hashtag #PasDeVague, et maintenant ce sont les stylos rouges qui font parler d'eux dans l'actualité. Ils ont créé ensemble un groupe Facebook éponyme le 12 décembre dernier, qui compte déjà plus de 48.000 membres. Et cette mobilisation prend de plus en plus d'ampleur au fil des jours. Mais qui sont-ils exactement ?

"Un groupe de profs en colère, membres de l'Éducation Nationale (ou presque ...)" ont-ils annoncé dans le descriptif, précisant être "Professeur des Écoles (PE), Professeur en collège / lycée (PLC) & Professeur en Lycée Professionnel (PLP)".

Et attention, il s'agit d'un "mouvement citoyen", "ce mouvement est détaché de toute appartenance politique et syndicale". Les stylos rouges ont invité leurs confrères et leurs consoeurs à les rejoindre et ont également assuré aux internautes qui ne sont pas enseignants qu'ils pouvaient aussi se joindre au mouvement.

Quels sont leurs objectifs ?

Mais quelles sont les requêtes de ces profs énervés ? Ils ont précisé, toujours sur Facebook, s'unir pour trois raisons : "revaloriser leur métier tant mis à mal", "exiger une vraie bienveillance de l'Etat pour ses élèves en améliorant leurs conditions d'apprentissage" et enfin "faire reconnaître la qualité de leur fonction et leur travail". Pour eux, "il est temps que l'Etat prenne soin de ses enseignants aussi".

Quant au nom des "stylos rouges", il n'a pas été choisi au hasard. Jennifer, professeure des écoles dans le Calvados a révélé à Libération que "c'est un symbole pour montrer que la copie du ministre, il faut la corriger. On a bien entouré en rouge ses erreurs et fait d'autres propositions".

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