Andy Serkis se confie à PureBreak pour La Planète des singes : L'affrontement
Andy Serkis se confie à PureBreak pour La Planète des singes : L'affrontement
Préparez-vous à être ému(e)s par son César. Dans La Planète des singes : L'affrontement - aka La Planète des singes 2 -, en salles ce mercredi 30 juillet 2014, Andy Serkis prouve une nouvelle fois qu'il est le maître absolu de la "performance capture", et impressionne dans la peau d'un leader qui tente de créer de la confiance entre les singes et les humains. Rencontre avec un acteur bluffant.

Après avoir explosé le box-office américain, La Planète des singes : l'affrontement débarque en France ce mercredi 30 juillet. Sombre, intense et spectaculaire, cette suite signée Matt Reeves est portée par l'incroyable prestation d'Andy Serkis, émouvant et bluffant dans la peau du singe César. A l'occasion de son passage à Paris au printemps dernier, l'acteur - qui a également interprété Gollum ou encore King Kong grâce à la technique de la "performance capture" - a répondu aux questions de PureBreak. L'occasion d'en savoir plus sur son personnage mais aussi, déjà, sur les prochaines suites de cette incroyable saga.

"César a un énorme conflit intérieur"

PureBreak : Cette suite se déroule 10 ans après La Planète des singes : Les Origines . Qui est César maintenant ?

Andy Serkis : César est un singe avec beaucoup de responsabilités. Il est devenu un leader qui a uni un groupe très dispersé de singes et qui a créé une société. Une nouvelle génération de singes arrive et César essaie de créer du respect, de la confiance entre tous ces singes. Et cela semble fonctionner. César est aussi un père de famille. Il a une femme, un adolescent et un bébé. La vie se passe bien pour lui au début du film. Mais les singes pensent que tous les humains ont disparu et bien sûr, un incident leur fait réaliser que ce n'est pas le cas. Pour César, cela provoque un énorme conflit intérieur. Comment gérer cela ? Comment faire comprendre aux singes que les humains ne sont pas nécessairement leurs ennemis ?

PB : César a été élevé par un humain. Quelle est sa relation aux humains dans cette suite ?

A.S : Parmi les singes que César a libérés, certains viennent de zoos, certains viennent du milieu du divertissement... Ils ont tous été oppressés d'une certaine manière et utilisés par les humains. Du coup, ils n'ont pas vraiment une bonne opinion des humains. Mais César a été élevé avec amour, il a eu une enfance très heureuse. Puis on lui a retiré ça et depuis, il se sent comme un outsider. Une partie de lui garde l'humanité avec laquelle il a grandi, qu'il sait être une bonne chose. Sa figure paternelle, le personnage de James Franco, était un homme bon. Qui, ironiquement, a fait une erreur terrible en tant que scientifique, une erreur qui a provoqué la disparition de la population humaine.

"La performance capture ? C'est très libérateur"

PB : Les Origines a été un succès grâce à son mélange d'action, de tension et d'émotion. Peut-on retrouver ces mêmes ingrédients dans L'Affrontement ?

A.S : Absolument. C'est exactement pour ces raisons-là que Matt Reeves voulait réaliser le film : il a adoré La Planète des singes : Les origines pour tous ces ingrédients. Ce n'était pas juste de la science-fiction avec de l'action, c'était un film intelligent d'un point de vue émotionnel. L'Affrontement a ce même équilibre.

PB : L'Affrontement est plus épique que Les Origines. Le tournage a été une expérience différente pour vous ?

A.S : La différence principale, c'est que nous avons tourné dans des décors réels pour ce film-là. Dans Les Origines, la première partie se passe dans une maison, celle dans laquelle César est élevé. Puis la deuxième partie se déroule dans un refuge avec quelques singes, avant que ça n'explose. Mais là, c'est énorme dès le début : on a tourné dans une forêt tropicale, on a créé une grande communauté de singes à la Nouvelle-Orléans. Cette ampleur rend le film beaucoup plus épique, plus mythique. Même si c'est toujours un long-métrage intime d'un point de vue émotionnel.

PB : Vous êtes le roi de la "performance capture" à Hollywood. Quelle différence entre jouer César plutôt que Gollum ou King Kong ? Quels challenges ?

A.S : Les challenges sont en rapport avec les personnages, pas avec la technologie. C'est comme demander à n'importe quel acteur 'avez-vous préféré jouer Hamlet plutôt que MacBeth ?' Ce sont des personnages différents et il faut s'y attaquer en pensant aux caractéristiques de ces personnages. La technologie et la méthode de tournage n'ont pas grande importance. J'adore la "performance capture" car c'est un outil qui permet de jouer n'importe quoi. On peut disparaître dans le monde du personnage grâce à ce maquillage et ce costume digitaux. C'est très libérateur.

"Un troisième film a déjà été annoncé"

PB : Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la suite de L'Affrontement ?

A.S : Un 3ème film a déjà été annoncé et c'est Matt Reeves qui le réalisera. Est-ce que ce sera le dernier ? Je ne sais pas. Nous verrons. Mais ce qui est super, c'est que nous savons déjà où l'histoire va nous mener. Au film de 1968 , dans lequel les singes ont pris le pouvoir, les humains ont perdu. Combien de films il y aura jusqu'à cette fin ? On ne sait pas. Mais l'idée est de savoir comment nous allons en arriver là. Comment ces personnages évoluent.

Propos recueillis par Charlotte Vaccaro. Contenu exclusif. Ne pas reprendre sans citer PureBreak.com.

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