Personne n'a vu venir le nouveau "Barbenheimer" de 2026 et pour cause : il provient de deux films d'horreur à petit budget réalisé par des YouTubeurs, qui ont réussi à transformer le bouche-à-oreille en phénomène viral. Sorti à deux semaines d'intervalle aux Etats-Unis, Obsession et Backrooms ont éclipsé la sortie du nouveau film de la saga Star Wars, The Mandalorian and Grogu, pour croquer le box-office mondiale à pleines dents.
Produit pour seulement 750 000 dollars, le premier a déjà généré 337 millions de dollars dans le monde et ont parlé même d'une nomination aux Oscars pour son actrice Inde Navarrette, qui a touché un cachet ridicule pour le rôle.
Le deuxième offre un concurrent redoutable à Toy Story 5 dans les salles françaises : en sept jours, Backrooms a aiguisé la curiosité de 485 509 cinéphiles avec une excellente moyenne de 1489 spectateurs par copie. Une performance similaire au mastodonte des studios Disney Pixar, distribué dans 651 cinémas contre 326. Et un boost considérable pour le box-office, en hausse de plus de 50% lors du dernier weekend par rapport à 2025, grâce à la climatisation !
Même le vétéran Francis Ford Coppola, papa du Parrain, est conquis. "C'est toujours génial de voir des jeunes réalisateurs indépendants avoir du succès. Cela prouve que le public est toujours en quête d'histoires originales et authentiques" écrit-il sur Instagram.
Forcément, ce triomphe appelle déjà à une suite. Et Kane Parsons, le jeune réalisateur de 21 ans de Backrooms, a des idées pour transformer le concept en série de films anthologiques. Interrogé par Variety, le vidéaste connu sous le nom de Kane Pixels explique d'abord que son nouveau statut ne l'empêchera pas de continuer de produire du contenu à destination de YouTube, la plateforme qui l'a vu naître :
"J’aime énormément le travail que j’y ai fait et je me sens créativement accompli d’une manière équivalente à ce que j’ai fait avec ce film. Je pense sincèrement que c'est pertinent, car il y a beaucoup de projets que je ne pourrais jamais réaliser ailleurs que sur YouTube, ou en dehors d'un espace multimédia internet plus libre"
Le plus jeune cinéaste à s'être imposé numéro un du box-office US de l'histoire assure ne pas vouloir "se limiter à un seul support". "J'ai actuellement quelque chose de prometteur que je souhaite exploiter avec l'énergie et la positivité qui entourent ce film" indique-t-il, en laissant donc sous-entendre qu'il développe déjà un autre déjà... qui pourrait être Backrooms 2.
Kane Parsons affirme avoir construit toute une mythologie autour de son concept diabolique qui ne demande qu'à être exploitée :
"Backrooms a toujours été pensé comme une série qui dépasse les limites de ce film. En fait, je dirais que ce film est une première étape qui permettra de progresser vers la véritable essence du récit, établi en ligne depuis des années. Mais une version qui reste accessible et qui sert de point d'entrée".
Et puisqu'il est le réalisateur des court-métrages originaux sur YouTube, Kane Parsons a le champ libre devant lui.
"J'ai un contrat et des droits de mon côté, ce qui signifie que je ne suis absolument pas prêt à abandonner. Je n’ai clairement pas fini avec Backrooms. Je travaille sur des projets très précis, des choses sont en cours d’élaboration et j’ai hâte de pouvoir en parler, mais pour l’instant, cela reste encore un monde très mystérieux..."
Des propos à la fois rassurants et intrigants sur le devenir de ce qui pourrait bien devenir une franchise de films d'horreur emblématique de la pop culture des années 2020.
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