Principalement connu pour sa saga A song of Ice and Fire, devenue Game of Thrones lors de son adaptation sur HBO, George R.R. Martin n'a pourtant jamais cessé d'imaginer d'innombrables univers différents, aussi vastes que variés. Tous n'ont pas été adaptés, souvent considérés comme trop niches, et quand cela a été le cas, l'essai ne s'est pas toujours transformé en succès.
En effet, peu importe la notoriété de l'auteur, les projets tirés de ses livres sont parfois injustement boudés, ce qui a fini de refroidir certains studios. C'est pourquoi, malgré son allure de superproduction, In The Lost Lands a dû être produit presque entièrement en dehors du circuit d'Hollywood.
Un choix surprenant pour ce film d'aventure fantastique, aussi riche en action violente qu'en effets spéciaux extravagants. Ce qui est d'ailleurs un peu la marque de fabrique d'un cinéaste comme Paul W.S. Anderson, à qui l'on doit la réalisation de ce projet, porté ici par Milla Jovovich et Dave Bautista.
Dans un royaume dévasté, toujours gouverné par une monarchie autoritaire, une sorcière se voit confier la mission de s'emparer d'un artefact magique. Pour traverser des terres désolées et périlleuses, peuplées de créatures obscures, d'une armée violente et soumises à des conditions extrêmes, elle devra compter sur l'aide d'un chasseur de primes impitoyable.
© Metropolitan
Anderson, dans son style le plus exubérant, parvient une fois de plus à transformer une œuvre qui lui tombe entre les mains en un hybride fascinant et inégal, entre fantasy hyperbolique et univers de jeu vidéo. Le reproche le plus évident serait de dire que regarder Lost Lands donne l'impression d' être piégé dans les graphismes d'une Xbox 360.
Pour autant, le réalisateur parvient à transformer ce problème en atout. Les aventures, trépidantes et divertissantes, ne perdent jamais de leur intensité, et il intègre avec fluidité différents types d'action : d'un univers fantastique proche des RPG à une action frénétique rappelant clairement celui de Mad Max. Autrement dit : c'est cheap, mais ça n'en reste pas moins efficace.
© Metropolitan
En revanche, le projet n'est pas totalement à la hauteur de l'écriture de G.R.R.M., dont les idées peines à être mises en valeur. Malgré tout, avec ses structures de pouvoir bien établies et ses dynamiques complexes entre des personnages aux multiples facettes, on retrouve suffisamment la patte Martin, imprégnée de l'extravagance visuelle et du rythme effréné d'Anderson, pour tout de même passer un bon moment. Sans être au sommet de son art, le cinéaste parvient à créer une sorte de folie presque attachante.
Sortie le 5 mars 2025 au cinéma, le film est aujourd'hui disponible en VOD.
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