La journée du mercredi 6 février restera sans doute marquée d'une croix rouge pour tous les Tunisiens. Suite à l'assassinat de Chokri Belaïd (extrême gauche), figure phare de l'opposition, la foule, bouleversée et déjà meurtrie par une crise économique et sociale, descend aujourd'hui dans la rue pour hurler sa colère.

La journée du mercredi 6 février restera sans doute marquée d'une croix rouge pour tous les Tunisiens. Suite à l'assassinat de Chokri Belaïd (extrême gauche), figure phare de l'opposition, la foule, bouleversée et déjà meurtrie par une crise économique et sociale, descend aujourd'hui dans la rue pour hurler sa colère.

Point de départ des hostilités
Le point culminant est atteint le mercredi 6 février, jour de l'assassinat de Chokri Belaïd, figure populaire de l'opposition. Le peuple est bouleversé et accuse la force principale de la Tunisie, Ennahda d'être derrière tout ça. Il faut dire que depuis plusieurs mois, la Tunisie doit faire face à une double crise : socio-économique et politique, faute d'un compromis sur la future Constitution. Résultat : le pays est en stand-by, l'organisation de nouvelles élections bloquée. Des violences et des tensions traversent le pays. Les élus de l'opposition sont surveillés par l'Ennahda, parti islamiste, auquel appartient le premier ministre Hamadi Jebali.

Face à la vague de colère qui traverse la nation, le premier ministre Hamadi Jebali essaie de calmer les esprits echauffés. Il annonce alors, à la demande des autres partis, la constitution d'un "gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique".

La foule dans la rue
La nouvelle de la mort de Chokri Belaïd a provoqué un choc dans tout le pays. Des milliers de Tunisiens, responsables de l'opposition, militants et simples citoyens se sont réunis devant le Ministère hier pour réclamer la "chute du régime". Parmi les slogans, on pouvait entendre : "Nous vivrons avec du pain et de l'eau, mais sans Ennahda. Le peuple veut une révolution de nouveau". Les forces de l'opposition laïque appellent à une grève générale vendredi. Les manifestations ne font sans doute que commencer.

Les politiques français réagissent
Côté français, ça réagit. François Hollande a condamné "avec la plus grande fermeté" cet assassinat, qui "prive la Tunisie d'une de ses voix les plus courageuses et libres". Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est, quant à lui, montré plus agressif envers "ces ennemis de la révolution" sur RMC : "Je souhaite que l'obscurantisme ne s'installe pas en Tunisie. Les tunisiens sont nos amis, frères, nos cousins ".

A part ça dans l'actu : des salles de shoot à Paris ou encore le débat sur le mariage gay à l'Assemblée nationale fait rage.

François Hollande
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