C'est avec une série engagée que Cate Blanchett fait son retour : Stateless, disponible ce mercredi 8 juillet 2020 sur Netflix. Co-créée avec Elise McCredie et Tony Ayre, la mini-série dramatique revient sur la politique d'immigration de l'Australie, mais aussi sur les conditions de détention des migrants. Alors, on mate ou on zappe ? Découvrez notre avis sans spoilers.

Après Into The Night, Blood & Water, ou encore Dans les bois, Netflix dévoile ce mercredi 8 juillet 2020 une nouvelle pépite, lancée en avril dernier sur la chaîne australienne ABC : Stateless. Co-produite par Cate Blanchett, la mini-série composée de 6 épisodes s'intéresse au destin de plusieurs étrangers et demandeurs d'asile en Australie. Un drame qui ose aborder de façon critique plusieurs sujets comme la politique d'immigration, la santé mentale ou les sectes. Découvrez notre avis sans spoilers.

L'essentiel

Créée par : Elise McCredie, Tony Ayres, Cate Blanchett
Avec : Yvonne Strahovski, Jai Courtney, Asher Keddie, Fayssal Bazzi, Cate Blanchett
Format : 6 épisodes
Diffusion : tous les épisodes sont disponibles sur Netflix.

Le pitch

La série suit l'histoire de 4 personnes qui se croisent dans un centre de détention pour immigrés australien. Parmi eux, une hôtesse de l'air qui cherche à fuir une secte, Sofie Werner, interprétée par Yvonne Strahovski que l'on a pu voir dans The Handmaid's Tale ; un réfugié afghan qui a voulu sauver sa famille de la persécution dans son pays, Ameer (Fayssal Bazzi) ; une fonctionnaire déterminée, Clare Kowitz (Asher Keddie) et un père en détresse, Cam Sanford (Jai Courtney), que l'on a pu voir dans Terminator Genisys et Suicide Squad.

Stateless : faut-il regarder la série de Netflix co-crée par Cate Blanchett ?

Un drame basée sur une histoire vraie

Très prenante, Stateless l'est d'autant plus lorsque l'on sait qu'elle est basée sur des faits réels et notamment sur l'histoire très médiatisée de Cornelia Rau, une Australienne incarcérée par erreur pendant dix mois dans une prison pour femmes et un centre de détention pour immigrés dans son propre pays en 2005. Souffrant de troubles mentaux, elle se faisait passer pour une Allemande et est restée enfermée des mois en 2004-2005 à Baxter, un centre situé en plein désert australien. A son histoire s'ajoute notamment celle, poignante, d'un réfugié afghan qui a tout tenté pour fuir la persécution dans son pays et offrir à sa famille une meilleure vie.

Une critique de la politique d'immigration

Série dramatique, Stateless se veut être une critique de la politique d'immigration très draconienne de l'Australie, mais aussi des conditions de détention des migrants, dont la moitié sont des enfants, qui ne cherchent qu'une seule chose : une vie meilleure. "Notre espoir est que Stateless provoquera une discussion générale autour de nos systèmes de protection des frontières et la façon dont ils affectent notre humanité", indiquent les créateurs de la série.

En bref : Dès le début, Stateless prend aux tripes. Attachement aux personnages (on notera également le très bon jeu des acteurs, et notamment celui d'Yvonne Strahovski), indignation, espoir, craintes, compassion, tristesse... On passe par toutes les émotions possibles, et la plus forte reste l'indignation de découvrir qu'un tel système d'immigration puisse encore exister. Espérons que cette série courageuse puisse faire réfléchir et faire bouger les choses.

Stateless : faut-il regarder la série de Netflix co-crée par Cate Blanchett ?
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