Cinq ans après sa dernière aventure en salles (No Way Home), Spider-Man a effectué son grand retour au cinéma cet été, toujours porté par Tom Holland. Et au regard du résultat au box-office (2.3 milliards de dollars de recettes dans le monde), c'est peu dire que le héros est toujours autant apprécié du public. De quoi profiter de cet amour pour le réinventer ? C'est l'avis d'Andrew Garfield.
Après avoir vu les incroyables films d'animation Into the Spider-Verse mettre en scène des univers alternatifs avec des versions différentes de Peter Parker, l'ex-interprète du super-héros dans la saga The Amazing Spider-Man (2012-2014) aimerait voir les studios opter pour une approche différente en live-action.
En 2013, auprès d'EW, l'acteur avait révélé son envie de mettre en scène un Peter Parker gay. "Je rigolais sans vraiment rigoler, mais je disais aux producteurs, 'Et si MJ était un mec ?', expliquait l'acteur à l'époque. Pourquoi ne suivrait-on pas Peter en train d'explorer sa sexualité. Ça n'a rien de révolutionnaire. Donc pourquoi ne serait-il pas gay ?"
Et à cet effet, il aurait aimé voir Michael B. Jordan - qu'il avait adoré dans la série The Wire, incarner ce MJ au masculin : "Il est tellement charismatique et talentueux. Ce serait même encore mieux avec lui. On aurait une relation bisexuelle interraciale".
Un avis qui n'avait malheureusement pas été pris en compte par les producteurs, qui avaient finalement casté l'actrice Shailene Woodley pour le rôle de MJ. Ironie de l'histoire ? Elle avait été coupée au montage de The Amazing Spider-Man 2.
Quoi qu'il en soit, 13 ans plus tard, Andrew Garfield n'a pas changé d'avis. Interrogé par EW sur ses propos de 2013, l'acteur a rappelé qu'il fallait profiter de l'amour universel autour de ce personnage pour envoyer des messages forts.
"C'était un acte de rébellion qui me tenait à cœur. Je crois toujours que n'importe qui peut se glisser dans ce costume. C'est ce qui explique pourquoi c'est un personnage si universellement aimé, l'un des plus appréciés de l'histoire de la fiction : on ne voit ni couleur de peau, ni genre, ni sexualité. N'importe qui peut s'identifier à ce personnage sous ce costume."
Une révolution qui, on s'en doute tristement, ferait vivement réagir auprès d'un certain public, mais qu'Andrew Garfield estime nécessaire. D'autant plus dans un tel univers qui peut tout se permettre avec, justement, le concept de multivers :
"J'aime l'idée d'un endroit où chacun est honoré et inclus, et c'était simplement une façon de dire : 'Eh bien, pourquoi pas ?"
Maintenant que Tom Holland s'avoue prêt à faire la transition avec son successeur (Miles Morales ?), les producteurs oseront-ils enfin aller dans ce sens ? A suivre...