L'année 2025 n'a pas été celle de la renaissance tant espérée pour les salles obscures. Ni Zootopie 2, ni Avatar 3, ni même Lilo & Stitch n'ont suffi à inverser durablement la tendance. En France comme chez nos voisins européens, la fréquentation reste en berne, alimentant les inquiétudes d'un secteur déjà fragilisé.
Un constat que partage Leonardo DiCaprio, pourtant au sommet de sa carrière. L'acteur de Titanic pourrait briller lors de la prochaine cérémonie des Oscars avec Une bataille après l'autre, mais cela ne l'empêche pas de regarder l'avenir du cinéma avec une certaine appréhension.
Interrogé par The Times, Leonardo DiCaprio n'a pas caché ses doutes sur l'avenir des salles de cinéma. La question qu'il pose est aussi simple que brutale : "le public a-t-il encore envie" de se rendre dans une salle pour découvrir un film ?
Sa réflexion dépasse largement l'actualité récente. L'acteur observe une mutation profonde des usages :
"On assiste à une transition majeure. D'abord, les documentaires ont disparu des salles. Maintenant, les films dramatiques ont une durée de diffusion limitée et les gens attendent de les voir sur les plateformes de streaming. Je ne sais pas".
Une évolution qu'il compare à un autre art autrefois populaire, aujourd'hui devenu plus confidentiel :
"Est-ce que les gens ont encore l'appétit pour les salles ? Est-ce que les cinémas vont devenir des silos… comme les clubs de jazz ?"
Si Leonardo DiCaprio se garde bien de jouer les prophètes, les chiffres récents semblent lui donner raison. Selon le Centre national du cinéma, "en 2025, la France affiche 156,79 millions d'entrées dans les salles de cinéma, en recul de 13,6 % par rapport à une année 2024 marquée par une très forte croissance".
Hors période Covid, il faut remonter à 1999 pour retrouver un niveau aussi bas. Et la situation n'est guère plus reluisante ailleurs en Europe : 85 millions d'entrées en Allemagne, 67 millions en Italie et 65 millions en Espagne.
Malgré ce constat pessimiste, Leonardo DiCaprio refuse d'enterrer totalement l'expérience cinéma. L'acteur veut croire en une nouvelle génération de créateurs capables de redonner envie au public :
"J'espère simplement que suffisamment de visionnaires auront l'occasion de réaliser à l'avenir des choses uniques qui se retrouveront au cinéma. Mais l'avenir nous le dira".
Un espoir fragile, mais révélateur d'un malaise profond. Quand même les plus grandes stars doutent de l'avenir des salles, la question n'est plus de savoir si le cinéma change, mais jusqu'où.
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