Une fête gâchée pour un différend financier. Samedi, les amateurs de rap se sont rassemblés à la LDLC Arena, près de Lyon, pour vibrer pendant le grand concert Fusion. Devant 16.000 spectateurs déchaînés, les stars de la scène hip-hop francophone comme Leto, Guy2Bezbar, Franglish, RnBoi, Gambi ou TK ont enchaîné les hits dans une ambiance bouillante.
Sauf que le climax de la soirée devait être la montée sur scène de Gazo, figure de la drill annoncée dès le premier jour comme la tête d'affiche de l'événement. Quelques heures seulement avant l'ouverture des portes, la production a annoncé que l'artiste ne serait pas présent "pour des raisons personnelles et indépendantes". Une claque pour de nombreux fans ayant fait spécialement le déplacement pour voir l'interprète des tubes "Mami Watta", "Saiyan" ou "DIE".
En réponse à ce communiqué nébuleux, Gazo s'est empressé de commenter en story Instagram une phrase lourde de sens : "Pas d'argent, pas de show", laissant croire qu'il n'aurait pas perçu le cachet prévu pour ce concert. L'artiste s'est alors envolé... vers les Caraïbes, et plus précisément en Martinique où il a pris part dimanche à une autre soirée musicale, l'Urban Show. De quoi faire enrager les fans, qui accusent le rappeur d'avoir voulu jouer sur deux tableaux.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. La production Fusion a haussé le ton dimanche pour se défendre face aux insinuations de Gazo et "rétablir la vérité". Selon les organisateurs, "les engagements financiers prévus ont été respectés selon les termes convenus, un acompte ayant été versé il y a plusieurs mois avec justificatifs bancaires à l'appui".
Le reste de la somme "devait être réglée dès la présence de l'artiste sur l'événement". "Tous les artistes venus au concert Fusion été intégralement réglés de leur cachet avant leur passage sur scène" assure-t-on. Les tentatives de contacter Gazo et son équipe auraient été "laissées sans réponse" et pire, les acomptes versés seraient "toujours en possession de ses producteurs".
À la lueur de ces révélations, les spectateurs sont passés de la déception à la colère. "Rends l'argent Gazo", "Si sur le contrat il y’a marqué acompte en amont, et le reste après, il est cuit", "Il est parti en vacances aux Îles caraïbes", "Ça n’est pas du tout pro", "Un artiste n’est pas censé pénaliser son public", "Le downfall sera terrible" lit-on dans les commentaires de la publication.
Certains internautes font remarquer qu'une autre annulation similaire a eu lieu le vendredi 24 avril, un jour avant le concert de Lyon : Gazo devait ce soir-là jouer au Palais des sports au Gosier, en Guadeloupe. "Contrat signé, organisation lancée, cachet réglé, il ne s'agissait pas d'une fake news" assure le tourneur, qui évoque "des engagements pas respectés" ayant nui à la visibilité du show, déprogrammé faute de billets suffisamment vendus.
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