Comment l’intelligence artificielle s’améliore ? Eh bien, en s’abreuvant de la pensée humaine, bien sûr, mais aussi… des ses playlists. La revue Pitchfork, la plus hype du journalisme musical, vient de révéler qu’une IA comme Claude aurait effectivement été “entraînée” à grands coups de rock.
Et pas n’importe quels albums de rock music. Tous ceux d’Elvis Presley ! Oui oui, les meilleurs classiques du King himself. On parle carrément de 274 chansons issues de son catalogue. Une volonté, vraisemblablement, des ingénieurs derrière la société d'IA Anthropic, laquelle gère ce célèbre assistant.
Jusqu’ici, c’est un drôle de conte que nous vous racontons dans ces lignes. Sauf que les dessous de cette histoire qui fait déjà beaucoup jaser ont vite tourné au scandale. Et pourraient même aboutir à des coups de marteaux dans les tribunaux.
Le King et l’intelligence artificielle, main dans la main ? Pas vraiment. Ce que nous apprend le Pitchfork, qu’on connaît davantage pour ses reviews d’albums indé, c’est que les responsables de la société Anthropic auraient exploité des albums entiers d’Elvis Presley sans autorisation.
En tout cas, c’est ce que fustige aujourd’hui Authentic Brands Group, qui détient les droits de propriété intellectuelle des chansons d’Elvis. Et qui s’en prend aux responsables d’Anthropic et plus précisément du logiciel Claude, l’assistant indissociable de cette société. Dans leur communiqué, il est question d’amener l’affaire jusqu’en justice.
Et là dedans, il n’est pas seulement question de respect de l’art… Mais d’argent. Beaucoup !
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Pour l’usage de ces quasi 300 chansons, Authentic Brands Group réclame… 41 millions de dollars de dédommagement. Un lundi comme un autre dans la vie des ayant droits du catalogue d’Elvis car cet empire pèserait près de 600 millions de dollars. Qu’importe, Authentic exige 150 000 dollars de réparation par chanson.
Mais Anthropic ne se laisse pas faire et nie toutes les allégations. Une situation délicate à base de copyright dans un contexte beaucoup plus alarmant encore où la production de musique par l’IA fait énormément grincer les dents des labels et des artistes.