Un reportage sur une ado atteinte de text neck
D'après une étude du très sérieux quotidien The Economist, les jeunes âgés de 16-24 ans passeraient en moyenne quatre heures par jour sur leur téléphone portable... et les médecins tirent la sonnette d'alarme ! Ils sont de plus en plus nombreux à recevoir dans leur cabinets des jeunes atteints d'une nouvelle maladie, pour l'instant nommée "text neck", une déformation de la colonne vertébrale au niveau du cou, provoquée par une tête trop souvent penchée vers l'avant pour regarder son téléphone. Les radiographies de patients font vraiment peur.

De réels risques à long terme

Nombreux sont les Français à souffrir de mal de dos à cause de mauvaises postures au travail ou du port de charges lourdes. Mais l'épidémie pourrait bien s'accroître à cause des téléphones portables. Le fait de pencher sa tête vers l'avant impose à la colonne vertébrale de supporter un poids plus lourd que si on la tenait droite. Quand le poids à supporter est d'environ 5 kilos au repos, c'est près de 30 kilos que notre cou doit supporter si on est penché à 60° vers son téléphone !

Le poids supporté par le cou en fonction de l'inclinaison du crane
Le poids supporté par le cou en fonction de l'inclinaison du crane

Les radios des patients atteints de "text neck" laissent imaginer de véritables séquelles à long terme, notamment la courbure permanente du cou vers l'avant, il paraît donc important de prendre conscience du problème et de veiller dès aujourd'hui à ne pas se pencher inutilement lorsqu'on utilise son smartphone. Les images aux rayons X ci-dessous, rapportée par le Daily Mail, montrent les différents problèmes causés par le "text next" : raidissement du coup, courbure vertébrale anormale ou encore, pour ce petit garçon de 7 ans, des disques vertébraux (les "amortisseurs" entre chacune de nos vertèbres) sévèrement entamés.

Des patients atteins de text neck
Des patients atteins de text neck

Outre des problèmes de posture à long terme, les médecins altertent sur les risques de migraine chronique mais aussi de troubles de l'humeur et de dépression liée par une mauvaise distribution des hormones chronique liée à ce problème.