Un père est prêt à tout pour récupérer la garde de son fils. Depuis vendredi 15 février, Serge Charnay s'est retranché au sommet d'une grue désaffectée, située sur les anciens chantiers navals de Nantes. Il réclame le rétablissement de son droit de visite. Il redescendra une fois la réunion d'associations avec la minis

Un père est prêt à tout pour récupérer la garde de son fils. Depuis vendredi 15 février, Serge Charnay s'est retranché au sommet d'une grue désaffectée, située sur les anciens chantiers navals de Nantes. Il réclame le rétablissement de son droit de visite. Il redescendra une fois la réunion d'associations avec la ministre de la Justice passée. En attendant, il fait le pied de grue.

Un père divorcé fait le pied de grue
Depuis vendredi dernier, Serge Charnay est perché au sommet d'une grue désaffectée de Nantes pour réclamer le rétablissement de son droit de visite. Son objectif ? Faire connaître la situation que partagent de nombreux hommes en France. Il n'a pas hésité pour cela à déployer une banderole à plus de 40 mètres de hauteur : "Benoît 2 ans sans papa" et à escalader la grue en rappel pour y inscrire : "Sauver les enfants de la justice" accompagné d'un coeur.

"Je redescendrai sauf imprévu"
Son opération coup de poing a porté ses fruits : le gouvernement s'est saisi du dossier. Le papa de 42 ans a donc d'ores et déjà annoncé qu'il redescendrait, "sauf s'il y avait des imprévus pour d'autres raisons". Mais avant, il attend la réunion des associations de défense des pères avec la ministre de la Justice, prévue cette semaine. Il passera donc ce soir sa quatrième nuit en haut de la grue.

Un habitué des coups de force
Le père divorcé n'en est pas à son premier coup. Selon l'avocate de la mère, Serge Charnay a tenté à deux reprises d'enlever son fils : en 2010 pendant quinze jours puis en 2011 pendant deux mois et demi. Des faits dont le principal intéressé ne se cache pas : "Je ne regrette pas d'avoir emmené mon fils, car sinon je ne l'aurai pas vu". L'avocate précise également que le père a agressé physiquement le grand-père maternel au moment de l'enlèvement. Elle ajoute même : "Benoît et sa mère ont été très éprouvés durant les trois dernières années par les coups de force répétés de Serge Charnay". A l'heure actuelle aucune visite ne semble possible en dehors de l'enceinte judiciaire pour la mère.

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