Le youtubeur à l'origine des "Honest Trailers" accusé de harcèlement sexuel
Le youtubeur à l'origine des "Honest Trailers" accusé de harcèlement sexuel
Depuis 2012, les Honest Trailers – parodies de bande-annonces de films- font rire les internautes sur YouTube. Mais les coulisses semblent beaucoup moins drôles : Andy Signore, leur réalisateur, est accusé de harcèlement sexuel. Plusieurs ex-employées ont témoigné avoir subi des agressions de sa part...

Adeptes de Youtube, on connaît tous les "Honest trailers", qui revisitent et parodient les bandes-annonces de films, comme Titanic, Fifty Shades of Grey, Harry Potter ou dernièrement Blade Runner. Ces vidéos humoristiques sont hébergées sur la chaîne Screen Junkie, qui compte plus de 6,2 millions d'abonnés. Derrière elles, se cache Andy Signore, le créateur.

Accusé de harcèlement sexuel

Si son nom ne vous dit rien, il est en train de devenir tristement célèbre. Et pour cause, plusieurs de ses ex-employées ont accusé celui-ci d'agressions et de harcèlement sexuels. C'est sur les réseaux sociaux qu'elles sont sorties du silence, encouragées par l'affaire Harvey Weinstein.

Elles témoignent

Ce vendredi 6 octobre 2017, Emma Bowers, une ancienne stagiaire, raconte alors avoir reçu des messages déplacés. "Il est tombé sur des photos 'pin up' de moi et m'a envoyé un message pour me dire, en mode blague, 'lol, je me masturbe en pensant à toi en sous-vêtements !' Quand j'ai essayé de l'envoyer balader, il m'a demandé de venir chez lui pour le regarder faire en personne", témoigne-t-elle sur Twitter.

Elle n'est pas la seule : Devin raconte elle aussi avoir reçu des mails lui demandant de s'habiller sexy et de poser "comme une étudiante sexy de 20 ans", en échange de quoi elle obtiendrait une chaîne YouTube.

"Il a sorti des sex-toys..."

April Dawn, une employée, confie elle aussi que son patron a tenté de l'agresser sexuellement à plusieurs reprises : "Il a sorti des sex-toys et essayé de les utiliser sur moi. Il a pris des photos de moi sans ma permission, et m'a promis une position intéressante chez Screen Junkie en échange de faveurs sexuelles."

Alors qu'elle s'en est plaint aux RH, elle explique qu'"on ne [l]'a pas pris au sérieux", avant d'ajouter : "Il a menacé l'emploi de mon petit-ami, me disant qu'il le virerait si je disais quoique ce soir. C'était le moment le plus difficile de ma vie, mais j'en parle dans l'espoir qu'aucune autre femme ne soit sujette à ce genre de traitement".

Andy Signore viré

L'entreprise Defy Media, qui détient Screen Junkies, a aussitôt suspendu Andy Signore de ses fonctions le temps que l'enquête soit menée, avant d'annoncer son licenciement ce lundi 9 octobre 2017.

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