Hausse des droits d'inscriptions à l'université : 13 facs disent non
Hausse des droits d'inscriptions à l'université : 13 facs disent non
Annoncée il y a quelques mois, la hausse des frais d'inscription à l'université pour les étudiants étrangers fait polémique. A tel point que certaines facultés ont d'ores-et-déjà annoncé qu'elles ne l'appliqueraient pas pour la prochaine rentrée scolaire. Il faut dire que le changement est énorme et pourrait, selon les syndicats, avoir des conséquences sur la venue d'étudiants en France.

Une hausse énorme des frais d'inscriptions

Jusqu'à présent, un étudiant étranger, plus particulièrement non-européen, payait le même prix lors de son inscriptions à l'université qu'un étudiant français, soit 170 euros pour une licence, 243 euros en Master et 380 euros en Doctorat. Une chose qui devrait changer pour l'année 2019/2020. Le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé un nouveau programme qui contenait une mesure qui fait beaucoup parler : l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers. Et on ne parle pas d'une petite hausse. Pour pouvoir étudier sur les bancs de la fac, les élèves venant d'autres pays devront débourser 2770 euros pour une année de licence et 3770 euros pour une année de Master ou de Doctorat.

Depuis cette annonce, la mesure fait polémique et pourrait, selon les syndicats, avoir de graves répercussions. Comme le rappelle Sup'Recherche UNSA dans un communiqué, sur les 70 000 doctorants en France 41% ne sont pas de nationalité française. Quentin Rodriguez, président de la Confédération des jeunes chercheurs rappelle à Libération que les élèves doctorants sont payés (un peu plus de 1400 euros nets par mois) mais que les nouveaux frais d'inscription- souvent payés par les employeurs - seront répercutés sur le salaire des étudiants. "Cela correspond à toucher 9 mois de salaire sur 12" explique-t-il.

Des universités disent non

Face à la polémique, plusieurs universités ont déjà annoncé qu'elles ne suivraient pas cette mesure. Elles sont déjà 13 à avoir dit "non" dont l'université de Strasbourg, Aix-Marseille, Lyon II, Tours, Rennes I et Rennes II ou encore Nanterre et Toulouse Jean-Jaurès. D'autres suivront-elles leur exemple ?

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