Plus de quatre ans après une saison 2 qui avait marqué les esprits, Euphoria s’apprête à faire son grand retour. Le 13 avril, les nouveaux épisodes seront enfin disponibles en France sur HBO Max. Un événement pour les fans… mais aussi un moment de vérité. Car du côté de la presse américaine, les premiers avis viennent clairement refroidir l’enthousiasme.
Le contraste est saisissant. À ses débuts, Euphoria avait séduit par sa mise en scène audacieuse et son regard cru sur la jeunesse. Résultat : 80 % d’avis positifs pour la saison 1 sur Rotten Tomatoes, puis 78 % pour la saison 2. Les épisodes spéciaux consacrés à Rue et Jules avaient même frôlé la perfection avec 97 % et 96 %.
Mais pour cette saison 3, la note chute lourdement à 48 %.
Un score qui ne s’explique pas uniquement par l’attente interminable. Plusieurs médias pointent des problèmes plus profonds. Roxana Hadadi du New York Magazine/Vulture tranche : "Les épisodes sont excessivement lents à cause de la narration fastidieuse". Même son de cloche chez Mashable : "Le chemin choisi par Levinson pour la saison 3 d'Euphoria expose la série à ses pires penchants, gâchant sa splendeur technique et ses excellentes performances par des intrigues opportunistes qui semblent taillées sur mesure pour susciter l'indignation sur Internet".
Ce sont surtout les choix narratifs qui concentrent les critiques. Screen Rant souligne : "Sans le cadre du lycée, il ne reste plus que les personnages d'Euphoria à quoi se raccrocher, mais cela ne fait que rendre plus évident que Levinson ne les maîtrisait peut-être pas bien dès le départ".
Le New York Post va encore plus loin en évoquant un "désastre incontrôlable", précisant : "Si vous recherchez une cohérence narrative et une cohérence des personnages, la saison 3 vous laissera sur votre faim". De son côté, IndieWire n’épargne pas la série : "La série de Levinson n'a jamais été aussi spirituellement vide".
Enfin, BBC News enfonce le clou avec une conclusion particulièrement sévère : "Euphoria est devenue une série qui n’a pas grand-chose à dire, et rien de très audacieux ni de captivant".
Dans ce flot de critiques négatives, un point fait consensus : les performances des actrices principales. Zendaya et Sydney Sweeney continuent d’impressionner, malgré un matériau jugé moins solide.
Variety note ainsi : "Euphoria semble révéler une autre facette de Sweeney, tout comme Rue, garçon manqué, impassible mais sensible, reste l'un des rôles emblématiques de Zendaya".
Reste désormais à savoir si le public suivra l’avis de la presse… ou si, comme souvent, Euphoria réussira à créer l’événement malgré tout. Verdict très bientôt.
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