On sait enfin pourquoi Prime Video est incapable de promouvoir correctement ses contenus originaux. En réalité, les dirigeants de la plateforme de streaming sont trop occupés à jouer avec l'IA. Après avoir tenté d'utiliser cette technologie pour remplacer les comédiens de doublage (un projet rapidement mis au placard face aux polémiques), ils viennent de présenter un nouvel outil (inutile ?).
Depuis ce mercredi 9 septembre 2026, les utilisateurs américains peuvent (re)découvrir les saisons 1 et 2 de la rom-com Maxton Hall avec une subtilité inattendue. Tournée en langue allemande, la série bénéficie logiquement d'un doublage anglais pour toucher une cible internationale. Le twist ? L'IA est repassée sur les épisodes afin... de perfectionner la synchronisation labiale.
Autrement dit, pour fluidifier le visionnage et faire croire que les personnages parlent réellement anglais, évitant ainsi ces petits moments de flottement où l'on devine qu'un mot ne colle pas aux mouvements de leurs lèvres, la technologie vient changer les expressions faciales des acteurs.
Un outil qui pose question, puisqu'il remet en cause l'intégrité des performances des comédiens. Pourtant, Prime Video l'assume et a bien l'intention de l'étendre progressivement au reste de son catalogue au fil des mois : "Nous continuerons d'explorer des applications pratiques et utiles de l'IA qui contribueront à améliorer l'expérience de visionnage, en plaçant toujours le client au centre et les créateurs aux commandes."
Peu importe les critiques du public (ou des comédiens), les dirigeants sont persuadés d'aller dans le bon sens avec cette technologie que personne n'avait réclamée.
"Chez Prime Video, nous innovons constamment grâce à de nouveaux outils qui enrichissent l'expérience de visionnage de nos clients. Avec la synchronisation labiale, nous offrons à nos clients une expérience plus fluide et immersive pour profiter de contenus internationaux. Quant aux créateurs, nous leur permettons de diffuser plus facilement leurs histoires auprès d'un public encore plus large et international, le tout sous la supervision créative d'une équipe dédiée afin de garantir le respect de leur vision artistique."
Décidément, les Américains sont prêts à tout pour ne jamais avoir à lire des sous-titres...