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Dawala est l'un des jurés du concours Trace Music Star de Trace Urban
Dawala est l'un des jurés du concours Trace Music Star de Trace Urban
C'est parti ! Trace Urban donne aujourd'hui, mercredi 25 novembre, le coup d'envoi de son concours Trace Music Star. Et pour la nouvelle édition de sa compétition musicale, la chaîne a vu les choses en grand. Le Wati B va en effet produire trois titres et un clip pour le gagnant. Dawala, créateur du label de Maître Gims et Black M, figure d'ailleurs dans le jury. PureBreak l'a rencontré et a pu lui poser quelques questions. Interview.

Comment s'est fait le lien entre le Wati B et le concours Trace Music Star ?

Dawala : Trace Urban est l'un des meilleurs médias en Europe et en Afrique. Le Wati B fait quant à lui partie des labels numéro 1 en France. Et on a toujours des projets pour faire avancer les choses. Pour moi, l'assemblage s'est donc fait tout naturellement, et ce avec le projet énorme d'aider des jeunes qui n'ont pas les moyens pour se faire voir.

Les finalistes du concours Trace Music Star seront sélectionnés par le jury mais aussi le public (50/50).

Oui, c'est important d'avoir l'avis des internautes aux côtés des nôtres. Ma couleur de vote par rapport à certains artistes sera notamment différente de celui du public. Et c'est aussi valable au sein du jury dans lequel on retrouve des personnes qui n'ont pas la même culture du hip-hop. BBP n'a par exemple par la même culture que le Wati B. Personnellement, je me baserai sur les critères nécessaires pour défendre les projets dans chaque radio, chaque télé.. Et grâce à tout ça, je pense qu'on trouvera la personne capable de faire carrière !

"Le Wati B, ça se fait beaucoup au feeling"

Quels sont ces critères ? Qu'est-ce qui fait un bon poulain du Wati B ?

Le Wati B, ça se fait beaucoup au feeling. C'est que des histoires. Dry, le premier artiste que j'ai signé, c'est quelqu'un qui joue et aime le football comme moi. Avec lui, on a fait la tournée des caves en France pour faire des featuring, et là, on a rencontré Sexion d'Assaut. C'était eux aussi des petits jeunes comme moi. Et je me suis dit 'Tiens, je vais les aider !' On sent quand il y a quelque chose avec quelqu'un... même si ça ne sera pas forcément une réussite.

Et justement, le Sexion d'Assaut, c'était le succès assuré ?

Non, on ne savait pas si ça allait marcher. La stratégie que l'on a adopté avec eux par la suite a même fait que c'est allé plus loin qu'on ne le pensait, aussi bien pour le Sexion d'Assaut dans son ensemble, que pour ses talents. S'il y a 6 ans, tu m'avais vu dans la cave et tu m'avais demandé s'ils allaient être des champions, je t'aurais répondu que non. On les prend pour le feeling. Notre cocktail, c'est de la chance, de la réussite et surtout beaucoup de travail.

"Le rap est un univers un peu macho"

Entre le label, le sponsoring sportif et même la production de films, le Wati B est une vraie machine de guerre. C'était votre objectif au départ ?

Cette machine de guerre est venue toute seule. Comme Trace Music Star avec Trace Urban, c'est des choses qu'on a envie de faire. Et les choses que tu as envie de faire sans arrière-pensées, c'est souvent celles derrière lesquelles il y a de la réussite. Après, on a de la chance d'avoir des bons concepts et surtout des jeunes qui viennent te voir pour te dire que tu es leur modèle. Ca donne de la force dans ce monde un peu dur où tous les grands groupes de rap qui sont passés avant nous - IAM, NTM, MAfia K'1 Fry... - ont été entourés de problèmes.

Et comment expliques-tu ces problèmes propres au monde du rap ?

L'ego des rappeurs et le fait que le rap est une univers un peu macho, on ne va pas se mentir. Puis, à côté de ça, il y a le Wati B. Pourquoi le Wati B passe toujours aujourd'hui [à la radio] ? Je ne dis pas que demain on le sera toujours car tout ce qui brille finit toujours pas s'éteindre. Mais on a un code, que j'ai su placer au centre du Wati B et que je tiens de ce que j'ai appris via l'éducation de mes parents. Un code basé sur le respect et le rapport à l'autre.

"JoeyStarr a brillé. Aujourd'hui, il ne brille plus"

Les batailles d'ego ont-elles toujours leur place dans le rap ?

Oui, ça fait toujours partie du "game". Même si les rappeurs qui font ça, c'est surtout pour se faire de la pub. Les rappeurs, ce ne sont pas des bandits. Bon certains sont un peu limite, mais ils sont quand même gentils au final !

Donc, le petit clash entre JoeyStarr et Maître Gims, ce n'est qu'un coup de pub ?

Oui, JoeyStarr avait juste besoin d'un peu de visibilité. Zidane, tu lui mets un croche-patte, les médias vont se demander 'Qui c'est ce gars qui a mis un croche-patte à Zidane ?' Mais voilà, JoeyStarr a brillé. Aujourd'hui, il ne brille plus. C'est normal qu'il essaie de taquiner un peu les jeunes. Et il a eu raison puisqu'on reparle de lui !

Propos recueillis par Vincent de Lavaissiere. Ne pas mentionner sans citer Purebreak.com

Trace Music Star, comment ça marche ?

Dès aujourd'hui, les chanteurs en herbe de France, des Antilles, de la Réunion et de Mayotte, peuvent se connecter sur le site du concours et partager leurs sons ou reprises enregistrés par leurs soins, via leur navigateur web, leur mobile ou même encore leur tablette. Peu importe la qualité de l'enregistrement, les internautes et le jury - composé pour rappel de Dawala, BBP et Jacky Brown des Neg' Marrons - retiendront avant tout la qualité de la performance (d'une durée entre 15 secondes et 3 minutes) pour sélectionner les 7 finalistes. A vos agendas : la grande finale Trace Music Star sera diffusée en avril 2016 sur Trace Urban !

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