Dix ans. C'est la durée que les fans du réalisateur Na Hong-jin (The Murderer, The Strangers) ont dû attendre avant de le voir revenir avec un nouveau film. Une attente interminable qui devrait être parfaitement récompensée. Le 28 octobre 2026, on pourra découvrir en salles Hope, un projet de science-fiction percutant.
L'histoire se déroule dans un village portuaire isolé où la découverte d’un mystérieux phénomène venu de l’espace fait basculer le quotidien de ses habitants dans l’horreur. Tandis que les autorités tentent de contenir une menace aussi inexplicable que meurtrière, un petit groupe de survivants lutte pour comprendre ce qui se cache derrière cet événement avant qu’il ne soit trop tard. Fidèle à l’univers du réalisateur, le film mêle suspense, fantastique et tension psychologique dans une atmosphère oppressante. Le casting réunit Hwang Jung-min, Zo In-sung, Jung Ho-yeon
Présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2026, Hope est décrit comme un ovni qu'il faut absolument voir dans sa vie. Entre son action sans répit, une tension irrespirable et un côté catastrophe horrifique jouissif, ce film nous fait passer par toutes les émotions. Toutes, dont... l'incrédulité.
Hope a tout du film parfait, mais il ne l'est pas totalement. Et pour une raison importante. Dès sa présentation à Cannes, un détail a immédiatement choqué les spectateurs : la laideur des CGI utilisés lors de la création des fameux aliens. Alors, attention, c'est promis : il ne faut pas prendre en compte les critiques faites à Cannes à ce sujet. Comme l'a rappelé Na Hong-jin auprès de Inverse : "Je pense que ce que vous avez vu à Cannes représentait une version en cours de développement. On se situait en quelque sorte à mi-chemin du résultat final".
Rassurant ? Oui... mais pas tant que ça. Car le résultat qui nous attend en salles (déjà disponible en Corée du Sud ou en Amérique du Nord) continue de déchaîner les passions. Pour ce projet, le réalisateur a opté pour une approche graphique étonnante avec une certaine humanisation titanesque de ces aliens (qui ne se ressemblent pas tous) sans avoir vraisemblablement suffisamment de moyens budgétaires pour assumer cette ambition.
La conséquence est sans appel selon les premières critiques : certaines séquences perdraient en intensité en raison d'une suspension de la crédulité rompue. Pour autant, Na Hong-jin ne regrette en rien ses choix. Toujours au micro de Inverse, le cinéaste a confessé que l'important allait au-delà de la beauté parfaite des effets spéciaux. C'est le message derrière ces présences qui importe :
Concernant l'inspiration derrière l'apparence des extraterrestres, dès le début du film, de nombreuses questions se posent. Face à la destruction dont les personnages sont témoins, on s'interroge : "Qu'est-ce qui a provoqué cela ? À quoi ressemblent-ils ? Qu'est-ce que c'est exactement ? Et pourquoi agissent-ils ainsi ?" Un grand mystère est ainsi instauré, et au fil du film, les réponses sont progressivement apportées. C'est pourquoi, lors de la première apparition d'un alien, je ne souhaitais pas qu'il ait une apparence trop alien, afin de préserver ce mystère qui imprègne tout le film.
De même, peu importe si ses partis pris créatifs ont du mal à prendre auprès d'un public possiblement habitué à d'autres types de créatures, Na Hong-jin les estime nécessaires pour le bien de cette histoire.
Puis, concernant les extraterrestres qui apparaissent plus tard dans le film — dont nous connaissons désormais les raisons —, leur apparence est censée mieux refléter les relations qui les unissent, les causes de leurs décisions et leurs différences de statut social. De plus, comme ils sont principalement présents dans les scènes d'action, leur design est également adapté à ces dernières. (…) L'intention était de leur donner une apparence moins manifestement extraterrestre, afin de préserver la curiosité du public et de l'inciter à se demander de quoi il s'agit.
On ignore si ces explications suffiront à apaiser les critiques et à ouvrir d'esprit les spectateurs. En revanche, sachez que le réalisateur s'est entouré d'un gros casting pour donner vie, en motion capture, à ces aliens. On retrouve en effet Michael Fassbender (X-Men First Class), Alicia Vikander (Tomb Raider), Taylor Russell (Lost in Space) ou encore Cameron Britton (Mindhunter).