Bad Bunny au Super Bowl en Zara : le détail caché de sa tenue qui a marqué l'histoire
Sur la scène la plus regardée du monde, Bad Bunny a pris tout le monde à contre-pied. Lors du spectacle de la mi-temps du Super Bowl, événement où chaque seconde vaut des millions de dollars, l'artiste portoricain n'est pas apparu en haute couture. Ni Gucci, ni Dior, ni Versace. À la place : une tenue blanche crème signée Zara.
Un choix étonnant, presque déroutant, surtout quand on sait qu'une semaine plus tôt, Bad Bunny faisait sensation aux Grammy Awards dans une création Schiaparelli. Passer du luxe parisien le plus exclusif à une marque grand public en quelques jours n'a pourtant rien d'un hasard.
Contrairement aux apparences, la tenue portée sur scène n'était pas un simple vêtement sorti d'un portant. Elle a été conçue sur mesure : pantalon à plis, chemise, cravate et surtout une pièce matelassée inspirée des protections de football américain. Le tout dans une teinte blanc crème soigneusement choisie, presque angélique sous les projecteurs.
En plein show, Bad Bunny a fait évoluer son look en ajoutant un blazer croisé, apportant une touche plus classique à une silhouette sportive. Un détail, cependant, rappelait qu'il ne s'agissait pas d'un choix par défaut : à son poignet brillait une Audemars Piguet Royal Oak en or jaune. Son prix ? Près de 70 000 euros. Le message est clair : s'il porte du Zara, c'est par envie, pas par contrainte.
Comme souvent avec Bad Bunny, chaque détail avait un sens. Sur sa tenue figurait le nom "OCASIO" (son vrai nom est Benito Antonio Martinez Ocasio) et le chiffre 64. Les réseaux sociaux se sont immédiatement emballés, évoquant une date de naissance ou un symbole politique. Selon Complex, la vérité est bien plus personnelle : ce numéro rend hommage à son oncle disparu, qui portait le 64 lorsqu'il jouait au football américain.
Même la couleur racontait quelque chose. Le blanc est souvent associé à la transparence et au leadership. Un choix qui fait écho aux prises de position récentes de l'artiste, notamment lors des Grammy Awards, où il déclarait : "Nous ne sommes pas des sauvages, nous sommes des êtres humains".
Pour Zara, cette apparition est un coup de maître. La marque a confirmé que la tenue ne serait pas commercialisée, préférant l'impact culturel au profit immédiat. Une stratégie qui s'inscrit dans l'évolution d'Inditex, bien décidée à éloigner Zara de l'image de fast fashion.
Si la tenue Zara portée au Super Bowl ne sera jamais mise en vente, Bad Bunny n’a pas complètement tourné le dos au grand public. Le véritable objet de désir de la soirée se trouvait… à ses pieds. Les sneakers portées sur scène, les BadBo 1.0, ont été lancées le 9 février 2026 via l’application adidas CONFIRMED. Un lancement très maîtrisé : seulement 1 994 exemplaires étaient dispo, un chiffre loin d'être anodin puisqu'il fait directement référence à l'année de naissance de l'artiste.
Sans surprise, la paire s'est retrouvée en rupture de stock en quelques minutes, renforçant encore un peu plus l'aura autour de cette collab. Là où le costume Zara restait volontairement inaccessible, les sneakers offraient aux fans un point d'entrée concret dans l'univers de Bad Bunny.
Une stratégie simple et redoutablement efficace : un look unique pour écrire l'histoire, une paire ultra limitée pour créer le désir. Et une fois encore, la preuve que chez Bad Bunny, rien n’est laissé au hasard, pas même le nombre d'exemplaires mis en circulation.
Critiqué par Donald Trump, qui a qualifié la performance d'"absolument terrible", Bad Bunny a conclu la soirée avec un message limpide : "Ensemble, nous sommes l'Amérique". En Zara, en espagnol, au cœur du Super Bowl, il a rappelé qu'un simple choix de tenue pouvait dire beaucoup plus qu'un long discours.
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