Après les tueurs en série Jeffrey Dahmer (saison 1) et Ed Gein (saison 3) et les frères meurtriers Lyle et Erik Menendez (saison 2), la série Monstre de Ian Brennan et Ryan Murphy est de retour sur Netflix avec une saison 4. Et cette fois-ci, pour la première fois depuis les débuts de cette série d'anthologie, c'est une femme qui est au centre de l'intrigue.
La série revient sur l'un des faits divers les plus célèbres de l'histoire américaine. En 1892, Lizzie Borden (Ella Beatty) est accusée d'avoir assassiné son père et sa belle-mère à coups de hache, dans une affaire qui demeure irrésolue malgré son acquittement. Entre drame familial, tensions psychologiques et relecture contemporaine du mythe, la série explore les zones d'ombre d'une femme devenue une figure emblématique du true crime. Le casting réunit également Vicky Krieps, Charlie Hunnam, Rebecca Hall, Billie Lourd, Jessica Barden et Sarah Paulson.
Aux États-Unis, Lizzie Borden est l'une des figures les plus célèbres du true crime, mais son héritage dépasse largement le simple fait divers. Acquittée lors d'un procès devenu historique, laissant planer le doute sur ce mystère jamais résolu, elle est malgré elle devenue un personnage mythique, immortalisé par une célèbre comptine, des romans, des films et des séries.
Depuis les années 1970, de nombreuses œuvres féministes ont réinterprété Lizzie Borden comme une icône de la rébellion contre le patriarcat. Sans affirmer sa culpabilité, elles voient en elle une femme ayant défié l'autorité masculine, les contraintes sociales et le rôle étouffant réservé aux femmes de l'époque victorienne. Cette ambiguïté, entre meurtrière présumée, victime d'un système et symbole d'émancipation, explique pourquoi Lizzie Borden demeure une figure aussi fascinante dans l'imaginaire américain.
Un personnage plus ambivalent que Ed Gein de la saison précédente, mais qui a imposé le même genre de défi à son interprète. À l'instar de Charlie Hunnam l'an passé (l'acteur est d'ailleurs de retour dans cette saison), Ella Beatty n'est pas ressortie indemne d'un tel tournage. Interrogée par People sur la pression d'incarner une personnalité aussi emblématique aux USA, la comédienne a reconnu :
J’ai ressenti une immense responsabilité envers le rôle, le personnage sur le papier, mais aussi envers la personne réelle et l’anthologie, plus généralement. J’ai tout de suite senti qu’il était temps de me mettre au travail, avant même la préproduction. Je me suis dit : 'Qu’est-ce que tu imagines d'elle ? Comment imagines-tu sa façon de bouger, son esprit ? Comment écoute-t-elle ? Comment pense-t-elle ? Comment interagit-elle ?'"
Une pression qu'elle a digérée en se plongeant tête baissée dans le travail, "Le meilleur remède contre la peur d'affronter un tel défi, c'est de se mettre au travail tout de suite", ce qui a parfois pu occasionner quelques soucis, qu'elle n'a cependant pas spécifiés.
Je voulais m'y investir le plus possible. Cela impliquait peut-être de négliger un peu mon bien-être personnel, mais je tenais à porterr sincèrement le personnage. Je voulais faire le meilleur travail possible.
Un investissement récompensé par une performance bluffante ? Rendez-vous sur Netflix pour le découvrir.