(N.B. : nous n'avons pas comptabilisé l'intro)
12. Dis-le
Deuxième single de l'album, Dis-le a clairement marqué le virage électro radical et assumé par Angèle. Une lettre d'amour à la rave party, dixit son auteure, mais qui a du mal à nous embarquer. La faute à ces "Dis-le dis-le dis-le" répétitifs et finalement irritants, même si on comprend l'analogie avec les boucles techno. Un choix de single assez étonnant qui en aura dérouté plus d'un.
11. Une seule vie
Encore un single en bas de tableau ? Eh bien oui ! Une seule vie a beau mêler prod électro percutante et refrain plus pop, la sauce ne prend pas trop. Là encore, le refrain a quelque chose de crispant qui gâche le fort potentiel du titre. Reste un clip aux images saisissantes.
10. Love Triangle
Comme pour Soulwax, on attendait énormément de ce triangle amoureux avec la chanteuse américaine Caroline Polachek et le producteur électro SebastiAn. Las. La prod froide et métallique, typique du frenchy, contraste avec le texte langoureux. Résultat, à l'image de l'album entier, Love Triangle est constamment entre deux eaux. Seule surprise ? Que Caroline Polachek y livre un couplet dans un français parfait. Ce qui, du coup, nous fait attendre avec impatience son prochain album imminent.
9. Je compte
Deuxième mid-tempo de l'album, Je compte débute comme une douce parenthèse onirique avant de virer sur une dance peu inspirée. Dommage. Comme pas mal de chansons de l'album, une bonne idée rapidement coupée par une prod bourrine qui n'avait pas lieu d'être.
8. Trop
À la découverte de la tracklist, cette collaboration avec Soulwax, le groupe électro belge toujours impeccable en live, était notre plus grosse attente. Peut-être trop : sur ce texte social (le seul de l'album) évoquant l'état du monde ou sa célébrité pesante, la prod des frères Dewaele n'est pas des plus marquantes. Mais Angèle ayant clairement conçu cet album sur scène, nul doute que le morceau devrait prendre une énorme dimension en live. C'est tout ce qu'on lui souhaite.
7. On verra
Lors de la session d'écoute organisée ce jeudi à La Géode à Paris, elle s'est rapidement imposée comme le coup de coeur des fans. On comprend pourquoi. On verra est un piano-voix qui rappelle la Angèle des débuts, au naturel et débarrassée de tous ses apparats. Une ballade classique mais qui permet une douce respiration bienvenue sur ce disque. Dommage que le final à base de glitchs électroniques (façon hyperpop) atténue la simplicité du morceau...
6. Tout décider
Avec Dis-le, Tout décider est probablement la piste la plus électro de l'album. Gorgé de basses, voix pitchée, paroles sensuelles... Et puis c'est au moment où le morceau s'envole qu'il s'arrête net, au bout de deux minutes. Afin de correspondre aux nouvelles normes Tiktokables ? Sacrilège ultime !
5. NYC Blues
Un final étonnant. NYC Blues, c'est la redescente. La sortie de boîte au moment où le soleil se lève. Sorte de promenade matinale dans les rues new-yorkaises, cette petite bluette, à mi-chemin entre Lou Reed et Air, est une belle surprise finale... qu'Angèle désamorce avec quelques petites "blagues" disséminées tout au long de la chanson ("Ah, parce que ça chante en anglais maintenant ?").
4. What You Want
Angèle a dit ne s'être refusée aucun rêve sur ce disque. Comme celui de collaborer avec un duo électro français que le monde nous envie. Lead single dévoilé il y a (déjà) sept mois, What You Want est toujours aussi efficace comme au premier jour. Que ce soit la prod massive de Justice, son refrain entêtant ou son clip virevoltant, la Belge a trouvé là son vrai hit et l'affirmation d'un virage assumé aux côtés d'une véritable pointure du genre. On ne s'en lasse pas !
3. Au revoir
Voilà qui aurait fait un merveilleux single. D'autant plus qu'il est mis en avant ce matin sur les plateformes de streaming. Au revoir c'est le titre parfait de la transition, entre la pop sucrée des débuts et l'influence électro actuelle, le tout saupoudrée de paroles en franglais pour toucher l'international et d'un refrain ultra catchy. Certifié tube !
2. Je sais
Elle est là la belle surprise de l'album. Un mid-tempo en apesanteur, traversé par quelques douces notes de piano, dans lequel Angèle s'adresse à son père. "C'est vrai, j'suis froide comme de la pierre / Car je voudrais seulement te rendre fier / Je crois que tu l'es mais qu'tu sais pas comment me le dire" y chante-t-elle avec douceur et honnêteté. Une surprise inattendue autant qu'une bouffée d'air frais au milieu de ce disque. Ironiquement, c'est donc avec la chanson la moins représentative de l'album que la chanteuse nous touche le plus.
1. F4ck 4ever
C'est l'autre belle pépite de l'album. Comme Au revoir, F4ck 4ever fait le pont entre pop et électro à travers un refrain ultra addictif et une mélodie immédiate. Angèle se la joue malicieuse et réussit son pari de nous embarquer avec elle sur la piste de danse. En single, vite !