Acheter un mémoire tout prêt, c'est possible mais ça peut vous coûter très cher
Rédiger son mémoire, certains l'ont déjà fait, d'autres sont en plein dedans, mais tout le monde est d'accord : c'est souvent la partie la moins agréable de sa scolarité (avec le stress autour des épreuves du bac). Un passage obligé pour de très nombreux étudiants, mais tous travaillent-ils vraiment d'arrache-pied pour le produire de A à Z ? FranceInfo a publié une enquête qui peut surprendre, tirée du journal de 20 heures de France 2.
Trouver une personne pouvant rédiger un mémoire à sa place ne serait pas si compliqué si on en croit le reportage qui précise que des sites mais aussi des particuliers s'adonnent à cette activité. Un homme interrogé en caméra cachée explique par exemple rédiger des mémoires depuis "8 ou 9 ans" et en avoir entre "3-400" à son actif. Prix pour un mémoire de 70 pages ? 1400 euros, rien que ça ! France 2 cite aussi un autre exemple, celui du site MyStudies qui demande 2000 euros et trois semaines d'attente pour un mémoire similaire. Un contenu qui n'est censé servir que de "modèle" à l'étudiant mais qui, on imagine, finit très souvent directement sur le bureau du prof, sans modification.
Mais tricher à la fac n'est pas sans conséquence. France 2 rappelle qu'être reconnu coupable de fraude ou de complicité de fraude à un examen est passible de 9 000 euros d'amende et 3 ans de prison mais aussi de l'exclusion à vie de toute université et de 5 ans d'interdiction de passer un examen. Encore faut-il se faire prendre : le reportage indique que la section disciplinaire du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche n'a jamais été saisi pour une possible fraude concernant un mémoire. Prouver qu'il y a fraude sur un mémoire universitaire serait même très compliqué si on en croit Nathalie Jaëck, Vice-présidente de la Commission recherche à l'Université Bordeaux Montaigne. "On n'a pas véritablement de moyens de déceler cette fraude, donc c'est vrai que cela peut sembler une zone grise pour laquelle il n'existe pas d'outils." a-t-elle confié à France 2.
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